Quatre candidats sont en lice aux élections municipales à Royan (Charente-Maritime), où une part significative de la population a plus de 60 ans. Toute ma vie, j'ai été sous pression, le jour où ça va s'arrêter, je suis mort, pourvu que ça dure. À 73 ans, le maire sortant Patrick Marengo, représentant Les Républicains, brigue un second mandat. Fort d'un bilan qu'il considère solide, il affirme : Nous avons réalisé 89% de nos engagements de campagne, et nous avons réussi à désendetter la ville de neuf millions d'euros sur les six dernières années.
Il se dit également fier de ne pas avoir augmenté la part communale des impôts locaux, avec une capacité d'investissement de 12 à 13 millions d'euros par an. Patrick Marengo, ancien général de l'armée, a exprimé son apprentissage du management municipal : Je sais commander, et maintenant j'apprends à manager.
Les futurs Champs-Élysées de Royan
Parmi les projets phares, la réhabilitation du front de mer. Il y aura le deuxième rideau du front de mer, appelé les Champs-Élysées de la ville. Ce projet, qui couvre 700 mètres d'axe commercial, vise à réorganiser l'espace en préservant le stationnement tout en intégrant des éléments de verdure. Les travaux, prévus sur deux à trois ans, devraient revitaliser le centre-ville.
Le candidat a également le soutien du député Christophe Plassard, un atout sur sa liste Avec vous pour Royan.
En face, le candidat Nicolas Calbrix, 41 ans, du Rassemblement National, mène une campagne au plus près des citoyens. Lors d'un tractage au marché couvert, il martèle : Une campagne se gagne sur le terrain. Engagé, il a présenté 50 propositions, soulignant un objectif de baisse de 10% de la taxe foncière et une attention accrue à la sécurité et l'amélioration des infrastructures.
Quant à son projet phare, il envisage la création d'une salle multimodale au centre-ville, promettant une transformation significative de l'espace urbain. Nicolas Calbrix est un directeur financier, et il partage sa vie entre Royan et Paris.
Le renouvellement par l’engagement local
Pour Thomas Lafarie, 45 ans, ancien candidat LREM, le projet d’un complexe intercommunal pouvant accueillir jusqu'à 5000 personnes est central pour redynamiser Royan. Cela doit inclure des loisirs et des restaurants, pas seulement un espace vide. Il critique les projets du maire sortant, plaidant pour un tournant vers les besoins locaux spécifiques.
Enfin, Jacques Guiard, 76 ans, candidat pour Royan à gauche, dénonce une priorisation des projets visibles au détriment des besoins essentiels des quartiers périphériques. Il souligne le besoin urgent de logements abordables, avec 70% des locataires de Royan éligibles au logement social.Nous devons attirer des jeunes actifs car c'est l'avenir de notre ville.
Les candidats se préparent pour la bataille électorale alors que le scrutin approche, avec des enjeux majeurs pour l’avenir de Royan et de ses habitants.







