Depuis le 1er janvier 2018, le dispositif de la retraite progressive a subi des assouplissements notables, permettant aux travailleurs de réduire leur activité tout en préservant une partie de leur pouvoir d'achat. Plus de 11 500 salariés bénéficiaient de ce mode de retraite à la fin de l'année 2016, témoignant d'un intérêt croissant.
Qu'est-ce que la retraite progressive ?
Ce système permet aux salariés de combiner un emploi à temps partiel avec le versement d'une partie de leur retraite de base et complémentaire. Grâce à ce dispositif, le revenu maintenu peut contribuer à valider des trimestres et à accumuler des points de retraite complémentaire, notamment pour les cadres via Arrco et Agirc.
Qui peut en bénéficier ?
Pour pouvoir accéder à la retraite progressive, trois conditions doivent être remplies :
- Être âgé d'au moins 60 ans,
- Justifier de 150 trimestres d'assurance,
- Travailler à temps partiel, entre 40 et 80% du temps plein dans l'entreprise.
Le rôle de l'employeur et le calcul de la pension
Si vous êtes déjà à temps partiel et remplissez les critères, l'employeur ne peut pas s'opposer à votre demande de retraite progressive. En revanche, s'il vous emploie à plein temps, il a le droit de refuser votre passage à temps partiel.
Concernant le calcul de la retraite, si vous travaillez à mi-temps, vous recevrez 50% de votre pension. La portion de retraite est définie comme la différence entre 100% et votre temps de travail à temps partiel. Par exemple, une employée ayant divers employeurs peut voir son temps de travail total et sa retraite ajustée en fonction des heures effectuées.
Pour les assistantes maternelles, le calcul est légèrement plus complexe, se basant sur une moyenne d'heures d'accueil selon le nombre de contrats. Les démarches pour demander ce dispositif incluent la soumission d'une demande aux caisses de retraite avec les attestations de vos employeurs.







