Les rues de Budapest se sont animées dimanche 12 avril, alors que des dizaines de milliers de Hongrois sont sortis pour fêter la victoire historique du parti Tisza, marquant ainsi la fin de seize années de domination de Viktor Orban. Avec un impressionnant 53 % des voix, contre seulement 38 % pour le Fidesz, le candidat Peter Magyar a su mobiliser l’électorat autour de ses promesses de lutte contre la corruption.
Les festivités ont envahi la ville, de jeunes supporters brandissant des drapeaux et célébrant sur les rives du Danube, témoignant d’un engouement populaire palpable. “Enfin un peu d’espoir”, a déclaré un jeune électeur, reflétant l’enthousiasme d’une population désireuse de changement, soutenue par un taux de participation record de près de 80 %, rapportent The Guardian.
Ces élections ont captivé l'attention internationale, de nombreux analystes considérant ce scrutin comme un baromètre pour les mouvements politiques populistes globalement, associant cette transformation à des pressions extérieures, notamment des soupçons d’ingérence russe.
“Nous avons libéré la Hongrie”
Ervin Nagy, une figure emblématique de la campagne, a partagé son optimisme avec les électeurs : “Ces quatre prochaines années devraient être synonymes de sécurité, de paix et de liberté pour les Hongrois, sans interférences extérieures.” Dans un discours vibrant devant une foule en liesse, Peter Magyar a proclamé : “Nous avons libéré la Hongrie et repris le contrôle de notre pays”, une déclaration résonnant fortement alors que la population réalise l’ampleur de ce bouleversement, surtout après les succès du Fidesz lors des précédents scrutins.
Cette victoire a été accueillie avec soulagement par les dirigeants européens, qui voient en Peter Magyar un partenaire potentiel capable de réformer la Hongrie, longtemps décrite comme une épine dans le pied de l’Union européenne. Selon le New York Times, il s'agit d'un tournant significatif dans une nation qui a récemment figuré parmi les plus corrompues d'Europe, d'après Transparency International.







