La transparence autour de l’utilisation de l’argent public devient une priorité. Le ministère des Comptes publics a lancé la plateforme "En avoir pour mes impôts" pour éclaircir cette question cruciale.
Depuis le 13 avril 2023, les contribuables peuvent accéder à cet outil, ouvert jusqu’au 8 juin, qui vise à répondre aux interrogations sur la déclaration des revenus et la gestion des fonds publics. Qui ne s’est jamais posé la question de la destination des prélèvements effectués chaque mois sur son salaire ? Avec cette initiative, le gouvernement souhaite lever le voile sur l’allocation de ces ressources.
Un dispositif pour aller plus loin
Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, a exprimé l’ambition de cette démarche lors d’une interview sur RTL. Le projet "En avoir pour mes impôts" vise à éduquer les citoyens sur l’utilisation des finances publiques. Voici les trois principales sections de la plateforme :
- Mes impôts au quotidien, où les dépenses de l’État et des collectivités sont analysées.
- Les impôts à la loupe, offrant une vue détaillée sur la redistribution de 1 000 € d’argent public.
- Consultation : donnez votre avis, invitant les citoyens à remplir un questionnaire en ligne.
Gabriel Attal souhaite également encourager les contribuables à partager leurs avis sur les priorités des politiques publiques et sur les économies à envisager.
Une vision claire de l'utilisation des impôts
Avec ce nouvel outil, les contribuables peuvent désormais appréhender l'usage de leurs contributions fiscales. La plateforme décrit le coût des services publics dans divers secteurs, notamment l'éducation, la santé et les infrastructures.
Par exemple, une année en école maternelle coûte environ 6 805 € par élève, alors qu’au collège, ce montant grimpe à 8 206 €. En termes de santé, un passage aux urgences chiffre en moyenne 227 €, tandis qu’un accouchement exige entre 2 800 et 5 600 € de fonds publics. Au niveau des infrastructures, l’entretien d’un kilomètre de route nationale nécessite 110 000 €, tandis qu’une intervention d’un pompier coûte 1 150 €.







