La pâtissière publie Le Grand Livre de la naturalité, en collaboration avec Alain Ducasse et Romain Meder.
Madame Figaro. - Quelle est votre vision de la "desseralité" ?
Jessica Préalpato. - C'est l'essence même de ma pâtisserie, fondée sur les produits français de saison et une approche naturelle des desserts.
Quel était votre dessert préféré dans votre enfance ?
Un gâteau appelé sainte-cécile que mon père, boulanger-pâtissier, préparait. Avec une base de pâte feuilletée et une marmelade de fruits rouges, surmontée d'une crème chibouste caramélisée, c'était un délice que j'apprécie toujours.
Quel trait de caractère vous définit le mieux ?
Je suis très tenace et persévérante, je ne m'arrête pas tant que je n'ai pas trouvé la solution.
Et votre principale faiblesse ?
Je peux être parfois trop pessimiste ou excessivement sensible.
Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?
La prétention.
Un remède contre le stress ?
J'écoute tous les styles de musique, du rap au classique, et je fais des exercices de respiration. Passer du temps avec ma fille de un an me procure une immense joie.
Votre geste écolo ?
Je privilégie les produits de saison, je récupère les aliments et je fais le tri.
Une devise qui vous inspire ?
Ne jamais se reposer sur ses acquis, car cela freine notre progression.
Décrivez-vous en un adjectif.
Peut-être "solaire" ? J'ai besoin d'échanger des rires et de travailler dans une ambiance positive.
Si vous deviez choisir un objet ou une personne à emmener sur une île déserte ?
Ma famille.
Invitez vos convives idéaux à un dîner : qui serait présent ?
Ma meilleure amie, le chef Emmanuel Pilon, Alain Ducasse, pour l'étonner avec des plats uniques, Edgar Morin et Virginie Efira.
Quel est le cadeau que vous offrez le plus souvent ?
Des vêtements ou des fleurs, soigneusement choisis.
Une musique qui illustre votre vie ?
Yann Tiersen et sa Comptine d'un autre été, que j'écoute en boucle.
Quel livre vous touche particulièrement ?
Un goût de cannelle et d'espoir de Sarah McCoy, un récit que j'ai lu et relu.
Une rencontre marquante pour vous ?
L'astronaute Thomas Pesquet, avec qui je parraine le pavillon France à l'Exposition universelle de Dubaï.
Votre héroïne d'enfance ?
Xena, la guerrière, forte et rebelle, une figure que j'admirais tant dans ma jeunesse.
Votre luxe ultime ?
Partager des moments avec les personnes que j'aime autour d'une table.
Une tendance culinaire qui vous agace ?
Les plats réinventés : un Paris-Brest à la pistache n'est plus un Paris-Brest.
Une ville qui vous ressemble ?
Bayonne, pour son ambiance dynamique mais apaisante, à l'image de ma personnalité.
Votre madeleine de Proust ?
La fleur d'oranger, que j'incorpore toujours dans mes crêpes maison.
Votre série préférée ?
Engrenages et Le Bureau des légendes, des intrigues fascinantes autour de métiers passionnants.
Quel dessert vous reflète le mieux ?
Un mi-cuit : une belle carapace pour un cœur fondant mais pas excessivement sucré.
Le Grand Livre de la naturalité de Jessica Préalpato, Alain Ducasse, Romain Meder et Nicolas Chatenier, photographies de Philippe Vaurès-Santamaria, Ducasse Éditions, 479 pages, 49 €.







