Le ver plat, une espèce invasive redoutablement nocive pour les jardins et la biodiversité, se propage rapidement en France. Découvrez l’Obama nungara et son impact délétère sur notre environnement.
Originaire d'Argentine, le ver plat Obama nungara représente une menace majeure pour la biodiversité en France. Pourquoi est-il si redouté ? Ces vers plats dévorent les organismes bénéfiques aux milieux naturels et agricoles, tels que les escargots et les lombrics, essentiels à la santé des sols. Sans prédateurs naturels, leur prolifération met en péril l'équilibre écologique. Introduit en France en 2013, le Plathelminthes terrestre, connu sous le nom de Platydemus manokwari, est désormais classé parmi les 100 espèces les plus envahissantes au monde et aurait été introduit par le commerce de plantes en pot.
Identifier l'Obama nungara
Parmi les nombreuses espèces de vers, l'Obama nungara se distingue par sa prolifération inquiétante. Ce ver est facilement identifiable grâce à ses caractéristiques : il est marron, allongé, lisse, et mesure entre 5 et 10 cm, d’où son appellation amérindienne qui signifie « plat comme une feuille ».
Les départements touchés
Actuellement, ce ver plat est signalé dans plus de 73 départements français. Les zones les plus touchées incluent le Calvados, le Finistère, les Côtes-d'Armor, les Landes, ainsi que d'autres départements comme les Pyrénées-Atlantiques et les Alpes-Maritimes, selon les données du Service du Patrimoine Naturel du Muséum National d'Histoire Naturelle.
Comment se défendre contre cette invasion ?
A l'heure actuelle, aucun traitement chimique spécifique ni répulsif n'existe pour lutter contre le ver plat. La méthode recommandée est de l'écraser ou de le brûler si vous en trouvez dans votre jardin. De plus, il est crucial d'établir un réseau de surveillance citoyen pour mieux comprendre l'ampleur de sa prolifération. Depuis 2013, plusieurs espèces de Plathelminthes terrestres ont été détectées, en plus du Platydemus manokwari. Si vous pensez en avoir trouvé, n’hésitez pas à transmettre vos observations au Professeur Jean-Lou Justine ou à Jessica Thevenot du Service du Patrimoine Naturel.







