Un entraîneur de trot reconnu, accompagné de son épouse et d'un vétérinaire équin, comparaitra en octobre devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne pour des allégations de dopage de chevaux de course, selon les informations du parquet de Saint-Étienne.
"Trois des huit personnes interpellées lors de l'enquête préliminaire l'an dernier seront jugées le 22 octobre", a déclaré Anne Gaches, procureure de Saint-Étienne, confirmant une annonce du quotidien Le Parisien. Le principal accusé, âgé de 45 ans, réside près de Feurs, où se trouve l'un des hippodromes de la Loire.
Les inculpés devront répondre de « l'exercice illégal de la profession de vétérinaire et de pharmacien, administration de produits dopants et fabrication de médicaments vétérinaires sans autorisation », a précisé Gaches. L'incertitude règne encore concernant la convocation des cinq autres personnes interpellées, qui sont sous enquête active.
Selon des sources proches de l'enquête, initialement ouverte pour mauvais traitements envers les animaux, la procédure a été réorientée vers des accusations de dopage après la découverte de matériel controversé, incluant des centrifugeuses et des seringues, au domicile d'un des suspects.
En plus de cet entraîneur, son épouse sera jugée aux côtés d'un vétérinaire membre de la Fédération Équestre Internationale (FEI), qui supervise plus de 300 chevaux d'entraînement à Chazey-sur-Ain. Cette affaire soulève des questions significatives sur les pratiques au sein du monde hippique.
Des experts du secteur expriment des préoccupations croissantes face à ces allégations de dopage, soulignant la nécessité d'un contrôle rigoureux et d'une transparence accrue pour garantir l'intégrité des compétitions. "Nous devons agir pour défendre le bien-être des chevaux et l'éthique des courses", insiste Marie Dupont, vétérinaire spécialisée dans les soins équins.







