Le géant agroalimentaire Nestlé a révélé le 23 avril ses intentions de procéder à d'importantes suppressions d'emplois en France. En effet, l'entreprise envisage la disparition de près de 200 postes, selon un communiqué de presse. Ce plan de sauvegarde de l'emploi devrait prendre effet dès 2027.
Les réductions visent principalement les fonctions support, notamment au siège d'Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, mais également au sein de deux centres de recherche à Tours et à Lisieux. Cette démarche s'inscrit dans une réorganisation globale entamée par le nouveau P.-D.G., Philipp Navratil, qui a pour objectif d'éliminer 16.000 postes mondialement afin de réduire les coûts d'exploitation de plus d'un milliard d'euros.
Dans un contexte où le marché agroalimentaire est décrit comme "sous tension", Nestlé évoque des défis tels que l'augmentation des coûts de production, les pressions sur le pouvoir d'achat et une concurrence accrue. Le groupe entend donc recourir davantage aux services partagés et revoir ses structures, notamment celles de ses centres de recherche et développement à Tours et Lisieux. Cette information a été corroborée par un communiqué officiel de Nestlé.
Nestlé veut éviter le plus possible les départs contraints
Le projet pouvait initialement entraîner la suppression de 180 emplois, mais selon l'entreprise, "en tenant compte des postes vacants, des créations et des mobilités internes volontaires, l'impact social pourrait être réduit de 75 à 100 postes". Elles sont conçues "avec l'objectif prioritaire de limiter les départs contraints", favorisant les mobilités internes et offrant des options de départ volontaire, d’après le communiqué.
Cette restructuration progressive devrait s'étendre à partir de 2027, marquant une nouvelle étape pour la firme française, dont l'image a déjà été ternie par des scandales récents tels que celui de ses eaux embouteillées ou des rappels de laits infantiles dans plusieurs pays.
Actuellement, Nestlé emploie environ 9.000 personnes en France, incluant treize usines et quatre centres de R&D. Au premier trimestre 2026, l'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires mondial de 23,2 milliards d'euros.







