L'inflation en Espagne a connu un léger ralentissement en avril, se chiffrant à 3,2 %, comparé à 3,4 % en mars, comme l'a révélé l'Institut national des statistiques (INE) ce mercredi.
"Cette tendance résulte principalement d'une diminution des tarifs de l'électricité, plus marquée qu'au mois d'avril 2025", a expliqué l'INE dans un communiqué.
Cependant, l'organisme a signalé que "les coûts des carburants et des lubrifiants continuent de peser sur la croissance des prix", malgré un plan d'urgence de 5 milliards d'euros mis en place pour atténuer l'impact économique du conflit au Moyen-Orient sur le prix des carburants.
Contexte économique et taxation
Dans cet environnement international délicat, l'inflation avait initialement bondi de plus d'un point en mars pour atteindre 3,4 %, en hausse par rapport aux 2,3 % observés en février, selon l'INE.
Les marchés de l'énergie ont été récemment perturbés par la fermeture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour les exportations énergétiques, en raison des tensions entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
En réponse à la montée des prix, le Parlement espagnol a adopté en urgence un plan d'aides, comprenant une réduction de la TVA sur le gaz et les carburants, qui est passée de 21 % à 10 %.
Malgré la prévalence des préoccupations concernant l'inflation, notamment en ce qui concerne le coût du logement, l'économie espagnole conserve des signes de résilience, avec une croissance prévue à 2,8 % pour 2025, près du double de la moyenne de la zone euro. Toutefois, la Banque d'Espagne a exprimé des inquiétudes concernant un possible ralentissement significatif en raison des problèmes géopolitiques en cours.







