Après les bus ayant fait l'objet d'une ouverture à la concurrence entre 2021 et 2025, l'Île-de-France se prépare à franchir une nouvelle étape. Quatre lignes de trains régionaux et sept de tramways seront bientôt mises en concurrence, regroupées en cinq lots qui seront offerts aux entreprises intéressées dans les mois à venir.
Le processus de mise en concurrence sera présenté au conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM) le 2 juillet, a expliqué Laurent Probst, son directeur général. Cette initiative vise à améliorer la qualité des services pour les voyageurs.
Le premier lot ferroviaire concerne la ligne U, sous l'exploitation de SNCF Voyageurs, qui relie La Défense à Trappes et Saint-Quentin-en-Yvelines, transportant quotidiennement environ 52.000 usagers.
Le deuxième lot, plus conséquent, regroupe des lignes principales comme le RER D et la ligne de Transilien H, touchant jusqu'à 924.000 voyageurs par jour. Probst a précisé que ces lignes partagent une maintenance commune, rendant leur séparation impossible.
En ce qui concerne les tramways, IDFM a conçu trois lots distincts, chacun ayant des lignes exploitant des matériels roulants similaires. Le premier lot inclut les lignes T3A et T3B, avec environ 580.000 voyageurs quotidiennement.
Transferts de personnel prévus
Pour le deuxième lot, les lignes T5 et T6 sont également mises en concurrence, représentant environ 370.000 passagers par jour. Enfin, le troisième lot comprend la ligne T1 et T2, reliant divers points stratégiques au nord et à l'ouest de Paris.
En tout, ces cinq appels d'offres impacteront près de 1.500 agents, avec des propositions de transfert vers les nouvelles entreprises qui obtiendront les contrats. Laurent Probst a salué la coopération constructive de la RATP tout au long du processus.
Le conseil d'administration d'IDFM doit approuver le projet et publier une pré-information dans le Journal officiel de l'Union européenne. Les appels d'offres doivent être lancés d'ici juin 2027, et les attributions se feront d'ici 2030.
Concernant les bus, toutes les lignes de la région ont été ou seront bientôt remises à des délégations de service public, avec Transdev et Keolis se partageant la majorité des contrats. Les RER A et B et le métro parisien devraient également être ouverts à la concurrence d'ici 2040.
Cette transition représente un tournant pour les transports en Île-de-France, avec l'espoir d'améliorer le service et de redynamiser l'expérience des usagers à l'avenir.







