Un homme âgé de 44 ans vient d'être interpellé et déféré devant un juge d'instruction du Pôle des crimes sériels et non élucidés, révèlent des sources judiciaires. Cet homme est soupçonné d'être lié à l'homicide de Kassandra, une prostituée transgenre, survenu en 2012 dans les forêts près de Rouen.
Ce développement, survenu le 31 mars, est le résultat d'une enquête approfondie menée par la gendarmerie de Rouen. L'ADN de l'homme a été retrouvé sur les bottes de la victime, un élément crucial qui a conduit à son interpellation. En garde à vue, le suspect a reconnu être un consommateur régulier de services sexuels, tout en jetant le doute sur sa implication directe en affirmant avoir été contraint de déplacer le corps de Kassandra.
Le corps de Kassandra, une travailleuse du sexe d'origine péruvienne, avait été découvert le 4 novembre 2022. Sa dépouille, partiellement dénudée et calcinée, témoigne de la violence de l'acte, l'estimant étranglée avant d'être brûlée, selon des informations relayées par ICI Normandie.
Relance des investigations par le pôle cold case
Face à ce meurtre resté non résolu pendant plus d'une décennie, le pôle cold case du parquet de Nanterre a décidé de reprendre l'affaire en 2023. Une nouvelle information judiciaire a été ouverte en octobre 2025, et des auditions ont été menées durant plusieurs mois, visant à rassembler de nouvelles preuves et témoignages. Comme l'a confirmé Le Parisien, une trentaine de témoins ont été interrogés, et des analyses ADN ont été réalisées sur des échantillons collectés à l'époque.
Ce renouveau dans l'enquête a pu faire espérer à la famille de Kassandra, ainsi qu'à bien des voix au sein de la communauté LGBTQ+, qu'une justice tardive pourrait finalement être rendue. Des experts renforcent cette idée, soulignant l'importance de ne jamais abandonner les enquêtes sur les homicides non résolus, surtout lorsqu'il s'agit de victimes marginalisées.







