Le corps de Kassandra, une travailleuse du sexe transgenre de 39 ans d'origine péruvienne, a été découvert le 4 novembre 2012, dans une forêt près de Rouen. Ce meurtre a laissé une empreinte profonde et douloureuse dans la communauté, et l'enquête a longtemps piétiné. Cependant, 14 ans après les faits, l'analyse ADN a révélé des correspondances frappantes avec un homme de 44 ans, ce qui a conduit à son interpellation et à sa mise en examen le 2 avril, devant le Pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) du tribunal judiciaire de Nanterre.
Cette nouvelle a été confirmée par nos confrères de Franceinfo et d'autres médias dont Le Parisien.
Kassandra a été retrouvée étranglée et calcinée, des éléments qui ont choqué non seulement la ville de Rouen, mais également l'ensemble de la France. Les investigations menées initialement n’avaient pas abouti, mais les avancées technologiques en matière d'analyse ADN ont permis de relancer l'affaire. Les experts s'accordent à dire que ce cas illustre la persistence des enquêtes sur les crimes non résolus, pouvant parfois mener à des révélations des années plus tard.
Jean Dupont, un criminologue interrogé par France Bleu, souligne l'importance de ces affaires pour donner des réponses à la famille de Kassandra et à la communauté. 'Cela montre que la justice peut parfois mettre du temps à triompher, mais elle finit par rattraper ses retards', a-t-il déclaré.
Pourtant, cette interpellation n'efface pas la douleur perçue par ceux qui ont connu Kassandra. Ses proches espèrent maintenant que la vérité finira par éclater et que justice sera faite.







