Déclaré cliniquement mort après un arrêt cardiaque au CHU de Rennes le 23 avril 2026, Didier, un sexagénaire, a surpris tout le monde en retrouvant un pouls trois heures plus tard.
Ce jour-là, Didier était à l'hôpital pour une séance de dialyse, un traitement qu'il suivait régulièrement en raison de son état de santé fragile, qui incluait un cancer et un rein unique. Peu avant la fin de la procédure, un arrêt cardiaque soudain a mis sa vie en danger.
Les équipes médicales ont lutté pendant une quarantaine de minutes pour le réanimer, mais sans succès. La triste nouvelle a été annoncée à sa famille. "On savait que sa santé était fragile, mais il s'est toujours battu contre ses problèmes de santé," témoigne une nièce à Ouest-France.
Il meurt et "ressuscite" trois heures plus tard
Les proches de Didier commençaient à se préparer à l'irréversible quand, à 15 heures, ils ont reçu un appel inattendu : "On nous a dit qu'ils avaient retrouvé un pouls." Il a été immédiatement transféré en réanimation et placé dans un coma artificiel.
Deux jours plus tard, un incroyable retournement de situation a eu lieu. Les médecins ont décidé de le désintuber, et il est revenu à lui, parlant et se déplaçant. “On savait qu'il était un battant, mais à ce point-là... Il nous a dit : 'non, non, je n'étais pas mort'," se souvient sa nièce. Dans l’hôpital, l’étonnement et l’incompréhension régnaient. Une infirmière a déclaré : "On n’avait jamais vu ça."
Didier, désormais en phase de convalescence, rêve déjà de vacances : "Je vais me faire un petit plaisir, je vais partir en vacances !"
Comment expliquer ce phénomène ?
Quel mystère entoure l'arrêt cardiaque de Didier et sa reprise de pouls trois heures plus tard ? Un spécialiste en réanimation, contacté par Ouest-France, évoque l'hypothèse rare du syndrome de Lazare. Dans de tels cas, les constantes vitales chutent à des niveaux si bas qu’elles deviennent presque indétectables, laissant penser à un décès. Le pouls devient non palpable, les pupilles ne réagissent plus à la lumière ni aux stimulations. Selon une étude publiée en 2023, seuls 76 cas semblables avaient été recensés à travers le monde à la fin de l'année 2022.







