Roland Blaudy, un individu âgé de 73 ans, a été condamné à 30 ans de réclusion pour viols en récidive, mais il sortira du centre pénitentiaire de Caen ce mardi 12 mai 2026, après avoir purgé 8 ans de sa peine. Sa nouvelle résidence se situera à Rennes, à proximité d'une de ses victimes, une situation abhorrée par celle-ci.
Karine Jambu, la victime, exprime son désespoir face à cette décision judiciaire jugée "inimaginable" et "impensable". Connue pour son courage face à cette tragédie, elle déclare :
"Mon violeur retrouve la liberté et moi, je vais devoir me cacher chez moi. C'est le message de la justice", rapporte France 3 Bretagne.
La décision d'accorder une libération anticipée à Blaudy a déclenché une onde de choc, alors que Karine vit désormais dans la peur constante de le croiser.
Une nouvelle insupportable
Le 29 avril dernier, un courrier d'un juge des applications des peines a annoncé à Karine que son violeur, condamné le 6 juillet 2018 pour viols aggravés, purgée sa peine et sortirait le 12 mai 2026. Ce fait troublant a été qualifié de coup de massue, d'autant plus que la magistrate a précisé qu'il résiderait à Rennes, à proximité du domicile de la victime.
"Il m'a bousillé la vie"
Karine ne peut contenir sa douleur et sa colère : "Il m'a bousillé la vie. Je ne comprends pas comment il a pu sortir si tôt et vivre si près de chez moi".
Le procureur de la République de Caen a tenté d'expliquer cette libération lors d’un communiqué. Roland Blaudy, incarcéré depuis le 13 avril 2005, avait déjà été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour des faits similaires avant d'être jugé à nouveau en 2018 pour des actes plus récents.
Une réduction de peine de 9 ans
Lors de sa récente condamnation, la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine a ordonné la confusion de sa peine avec celle précédemment infligée pour des motifs de cohérence judiciaire, ce qui a ainsi réduit sa peine effective. Au final, grâce à plusieurs réductions de peine, il sortira après 8 ans d'incarcération.
Un suivi socio-judiciaire important
Dans le cadre de sa libération, Blaudy devra respecter un suivi socio-judiciaire strict, comprenant l'interdiction d'approcher des lieux fréquentés par des mineurs ainsi que l'assignation à résidence. Il sera équipé d'un bracelet électronique pour garantir le respect de ces mesures. Pourtant, pour Karine et de nombreuses voix au sein de la société, cette situation demeure incompréhensible et révoltante, rappelant le cri d'alarme quant aux lacunes du système judiciaire face aux violences faites aux femmes.







