CODE SOURCE LE TALK. Des marins pêcheurs sont soupçonnés d’avoir collaboré avec des narcotrafiquants pour récupérer plus de 630 kg de cocaïne jetés en mer. Cette méthode, connue sous le nom de « drop off », est expliquée par notre journaliste Vincent Gautronneau.
Depuis un an, quatre pêcheurs sont en détention provisoire. Le 2 avril 2025, ils ont été arrêtés à Tancarville (Seine-Maritime) et Ouistreham (Calvados) par des forces de police spécialisées dans la lutte contre le narcotrafic.
Ces marins sont soupçonnés d’avoir facilité la récupération de 630 kg de cocaïne en mer, grâce au chalutier de deux d'entre eux, le « Lucky ». Les enquêteurs de l'Office antistupéfiants (Ofast) ont établi qu'ils ont récupéré la drogue larguée par un navire en provenance du Brésil, qui avait élu la mer comme une nouvelle route pour le transit des stupéfiants.
Des ballots de cocaïne à la surface de l’eau
Cette technique, désignée sous le terme de « drop off », permet aux narcotrafiquants de transporter de grandes quantités de cocaïne en évitant les surveillance portuaire. Les chalutiers, moins contrôlés, représentent un canal d’entrée discret et efficace pour les stupéfiants sur le continent.
Depuis quelques années, les narcotrafiquants tentent de corrompre des marins pêcheurs en leur promettant de fortes sommes d’argent en échange de leur aide, utilisant parfois la menace. L’affaire du « Lucky » constitue la première révélation d’une telle implication selon l’Ofast.
Notre journaliste Vincent Gautronneau, du service police-justice du Parisien, aborde ce sujet dans l'émission Code source Le Talk.
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Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédaction en chef et présentation : Jules Lavie - Production : Thibault Lambert, Clara Garnier-Amouroux, Guillaume Otzenberger, Julien Montcouquiol et Éric Azara.







