Iléana, une fillette de 10 ans issue de la communauté Rom, est portée disparue dans le Val-de-Marne depuis près de trois semaines. Son avocat, Louis Rabatel, a exprimé sur France Inter son souhait que les efforts de recherche soient équivalents à ceux déployés pour des enfants de nationalité française.
"Aujourd'hui, notre unique recours est de faire confiance à la police", a affirmé l'avocat, tout en soulignant sa préoccupation face à la situation. "Nous avons renoué contact avec les forces de l'ordre, mais l'inquiétude persiste", a-t-il dit. Cette situation entraîne également un sentiment de colère au sein de la communauté Rom, qui estime être victime de discrimination.
Un appel urgent à l'action
La méfiance envers les enquêteurs est palpable. Après la disparition d'Iléana, survenue le 9 mai à Ivry-sur-Seine, un appel à témoins a été diffusé, mais peu de progrès ont été réalisés. Viorel Constantin, le père d'Iléana, a exprimé son indignation lors d'une manifestation à Paris : "Il est impératif d'agir rapidement ; aucune avancée concrète n'a été faite jusqu'à présent. Où est l'action de la brigade des mineurs ?"
Iléana a été vue pour la dernière fois devant un magasin Lidl, où elle était en train de mendier. Malheureusement, les caméras de sécurité étaient hors service au moment de sa disparition, et les chiens de police n'ont retrouvé aucune piste significative. "Elle ne parle pas français et pourrait ne même pas être en mesure de donner son nom", s'inquiètent également ses proches.
Ces événements troublants soulèvent des questions cruciales sur les écarts de traitement dans les affaires d'enlèvement ou de disparition en France. Les experts en droits de l'homme, tels que Maître Nadine Lachaud, soulignent l'importance d'une approche équitable et d'une sensibilisation accrue aux problématiques rencontrées par les communautés minoritaires.
La mobilisation reste essentielle pour retrouver Iléana, et les voix s'élèvent pour demander que l'on traite toutes les disparitions avec la même gravité, indépendamment de l'origine ou de la nationalité de la victime.







