Afin de lutter contre les dangers liés à la canicule, Laurent Nuñez a exhorté, ce vendredi, les préfets à interdire la "consommation" et la "vente à emporter" d'alcool dans l'espace public, en dehors des établissements de restauration. Cette directive fait écho à l'arrêté préfectoral instauré à Paris par Patrice Faure, stipulant l'interdiction de consommer de l'alcool sur la voie publique dès ce vendredi à midi, ainsi que sa vente à partir de 18 heures.
Dans un message adressé aux préfets, confirmé par des sources telles qu'AFP et BFMTV, Nuñez souligne que les derniers jours étaient parmi les plus chauds enregistrés en France, et des températures élevées devraient persister jusqu'au week-end. Il recommande donc des mesures similaires à celles adoptées à Paris, pour mieux protéger la santé publique.
Une réponse à la chaleur intense
Les départements particulièrement touchés peuvent envisager une interdiction généralisée au niveau départemental, selon le ministre. La décision se concentre sur les boissons alcoolisées, notamment le vin, la bière et les alcools forts, qui exacerbent les risques de santé en période de chaleur, tel que noté par des experts en santé publique.
Le ministre met en avant le fait que l'alcool peut accroître les dangers, notamment la noyade, et créer une pression supplémentaire sur des services de santé déjà sous tension. Dans le contexte actuel, où 61 départements demeurent en vigilance rouge, il est essentiel d’évaluer toutes les options pour garantir la sécurité des citoyens.
Les opinions des experts, comme celles de l’INVS (Institut national de veille sanitaire), corroborent l’idée d’adopter des mesures préventives plus strictes pour faire face aux extrêmes climatiques. Un climat aussi sévère que celui ci ne doit pas être pris à la légère, car il affecte directement la santé et le bien-être de la population.
Vers la fin de cette période caniculaire, 11 départements ont heureusement vu leur statut passer de vigilance rouge à orange, offrant un certain répit dans la bataille contre la chaleur.







