Ce mardi soir, le tribunal de Libourne a prononcé une peine de douze mois de prison avec sursis à l'encontre d'un homme de 35 ans reconnu coupable d'agressions sexuelles et de corruption de mineure. Cet entraîneur d'un club de basket en Haute-Gironde a été accusé d'avoir mis la main aux fesses de la capitaine de l'équipe, une adolescente de 15 ans, ainsi que d'avoir envoyé des messages à connotation sexuelle.
Le jugement a été conforme aux réquisitions de la procureure, qui a souligné la gravité des actes perpétrés entre 2022 et 2023. L'homme, qui a choisi de se représenter sans avocat lors de l'audience, a été condamné à une série de mesures imposées, incluant une obligation de soins liés à ses addictions et une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Il sera également inscrit au fichier national des délinquants sexuels.
Décrit comme névrosé, l'entraîneur a plaidé pour une compréhension de sa condition, confiant avoir projeté des sentiments inappropriés sur la jeune joueuse. Lors de son passage au tribunal, il a exprimé des remords. "Je veux assumer, quelle que soit la peine, et passer à autre chose," a-t-il déclaré, ajoutant qu'il pensera désormais à se reconstruire.
Le tribunal a évoqué l'absence de conscience de la limite entre adulte et adolescent dans le comportement de l'accusé, ce qui a suscité des interrogations parmi les experts présents. La présidente a remis en question sa responsabilité, et a souligné l’impact d’un tel comportement sur la victime.
Les jeunes victimes, désormais majeures, ont également été évoquées au cours du procès. Une d'elles a témoigné avoir été gênée par les messages inappropriés et a seulement osé se confier à une camarade de jeu. Ce n'est qu'après avoir partagé leurs expériences que les deux jeunes filles ont décidé d'alerter un responsable du club, ce qui a entraîné l'ouverture de l'enquête.
Ce cas met en lumière la nécessité d'une vigilance accrue contre les abus dans le milieu sportif. Selon Pierre Dubois, psychologue spécialisé dans les comportements d'abus, "la protection des mineurs doit être une priorité dans tous les secteurs, y compris le sport. Le silence et la peur d'alerter peuvent mener à des tragédies évitables." L’affaire fait écho à de nombreux scandales dans le sport français et rappelle l'importance de la prévention et des formations in situ pour éviter de tels abus.







