La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, se retrouve face à la justice à Paris pour son procès en appel concernant l'affaire des assistants parlementaires européens. Lors de son intervention, elle a affirmé, sans hésitation, qu'elle n'avait ''aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit'' lors des recrutements de ses assistants en 2004, 2009 et 2014. Selon elle, le Parlement européen aurait dû jouer un rôle d'alerte si une faute avait réellement eu lieu.
Dans un discours ferme, Marine Le Pen a déclaré : ''L'institution européenne avait connaissance des éléments constitutifs de ces contrats, nous n'avons rien dissimulé''. Ces propos visent à mettre en lumière la responsabilité du Parlement dans la supervision des engagements des assistants, soulevant ainsi des questions sur son fonctionnement, comme l'a rapporté Le Monde.
Les réactions sont variées, certains observateurs mettent en avant la légitimité de ses affirmations, tandis que d'autres soulignent la nécessité de maintenir une vigilance constante dans la gestion des fonds publics. L'expert en sciences politiques Luc Rouban a commenté à ce sujet : ''Ce procès pourrait marquer un tournant décisif pour le Rassemblement national et pour Marine Le Pen, dont l'avenir politique est en jeu''.
En attendant de connaître les conclusions de ce procès, la posture de Marine Le Pen illustre la tension entre la défense de ses actions et les obligations éthiques d'un parlementaire. Au-delà des enjeux juridiques, c’est une véritable bataille pour son image et celle de son parti qui se joue.







