La prochaine édition du Salon de l'agriculture, prévue pour 2026, traverse une crise inédite : les vaches, qui ont toujours constitué l'une des principales attractions de cet événement phare, seront absentes. Le choix des éleveurs de ne pas amener leurs bovins fait écho à des préoccupations croissantes liées à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une épizootie qui touche de nombreux animaux en France. Les organismes de sélection des races bovines ont ainsi décidé de faire front, déclarant qu'aucun bovin ne sera présenté, même de manière symbolique, marquant ainsi une première dans l'histoire du salon, qui existe depuis 1964.
Cette décision, bien que respectée par les organisateurs, a provoqué une onde de choc au sein de la communauté agricole. Jérôme Despey, président du Salon, a exprimé sa tristesse face à cette réalité, tandis qu'Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, a déclaré : "Nous ferons tout pour que cet événement soit attractif, malgré ce coup dur". Lemoine rassure néanmoins le public : "Il n'y aura pas de vaches, mais il y aura tout le reste et même un peu plus. Nous avons un mois et demi pour réagir".
Cependant, la situation n'est pas totalement désespérée. Les autres animaux seront bel et bien présents, incluant cochons, ovins, caprins, chiens, chats et chevaux. En revanche, les volailles restent absentes depuis plusieurs années en raison de la grippe aviaire, ce qui complique encore davantage la situation pour les organisateurs. "Notre rôle est de présenter un salon qui réponde aux attentes des visiteurs et des agriculteurs, même sans bovins", a ajouté Lemoine à RTL.
Les experts s'interrogent sur l'impact de cette absence emblématique sur la fréquentation. Des visites scolaires aux familles, beaucoup d'attentes reposent sur les bovins. Selon des professionnels, il sera crucial de renforcer l'attrait du salon en proposant des animations inédites et en diversifiant les stands. Il est donc essentiel que l'organisation s'adapte rapidement pour maintenir l'ampleur de cet événement incontournable qui unit agriculteurs, éleveurs et grand public.
Alors que le salon se prépare, les interrogations subsistent : qu'est-ce que cette transformation signifiera pour l'avenir du Salon de l'agriculture ? Seule la créativité des organisateurs et leur capacité à redéfinir l'expérience des visiteurs pourra déterminer le succès de cette édition singulière.







