Le maire de Merey, une commune normande située dans l’Eure, Gérard Petit, ainsi que son fils, se retrouvent sous le coup d'accusations graves liées à un trafic de stupéfiants. Ils sont actuellement placés sous contrôle judiciaire en attendant leur procès, prévu pour le 27 mars prochain, comme l'a précisé Rémi Coutin, procureur de la République d’Évreux.
L’élu a été interpellé le mardi précédent, aux côtés de trois autres suspects, dont son fils. Ils sont accusés de « détention illicite de stupéfiants », de « complicité d’offre ou de cession illicites » ainsi que de « complicité d’acquisition » de drogues, selon un rapport de Paris Normandie. Cette affaire fait resurgir des préoccupations sur la proximité entre un élu et des activités criminelles, un sujet sensible dans la région.
Gérard Petit a été présenté au parquet d’Évreux le 6 février, où il a dû faire face à une audience qui a été repoussée, suite à une demande des avocats de la défense.
Une enquête ouverte il y a plusieurs semaines
Les deux autres personnes arrêtées en même temps que le maire et son fils ont également été traduites devant le tribunal. L'une d’entre elles, moins impliquée, a été condamnée par une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, tandis que l’autre, suspectée d’avoir fourni des drogues au fils du maire, a été placée en détention provisoire.
Cette affaire découle d'une enquête approfondie qui a été ouverte il y a quelques mois et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Louviers. Les investigations se poursuivent, soulevant de nombreuses interrogations au sein de la communauté, qui s'inquiète des implications d'un élu dans de telles affaires. Des experts en criminologie affirment que les élus doivent être exemplaires et que ces incidents portent atteinte à la confiance du public envers les institutions locales.







