À l'approche de la Saint-Valentin au Kenya, une tendance intrigante suscite l'alerte des autorités. Il s'agit d'offrir des bouquets composés de billets de banque, une pratique qui, bien que séduisante pour certains, peut avoir de graves conséquences juridiques, comme l'a rapporté Courrier International.
Pliage et agrafage : un risque pour le système monétaire
Les bouquets de billets, souvent mélangés à de vraies fleurs, peuvent sembler modernes et témoignent d'un certain statut social. Toutefois, cette pratique pose un problème majeur : le plier et l'agrafer, destiné à créer l'illusion de pétales, altère les billets, les rendant inutilisables par les distributeurs automatiques. Les banques et les experts de la finance au Kenya, comme ceux cités par The Standard, calent que cela nuit au bon fonctionnement du système monétaire.
Selon la législation kényane, quiconque dégrade intentionnellement de la monnaie encourt une peine pouvant atteindre trois mois d'emprisonnement, ainsi qu'une amende de 2 000 shillings, soit environ 13 euros. Ces rappels légaux se font d’autant plus pressants à l'approche de la fête des amoureux, afin d'éviter de commencer une histoire d'amour sous les barreaux. Des experts comme le professeur Olumide, économiste à l'Université de Nairobi, soutiennent que cette législation vise à préserver l'intégrité de la monnaie dans un pays où le respect de la loi est primordial.
Alors, que faire pour exprimer son amour sans enfreindre la loi ? Les suggestions vont d’un simple bouquet de fleurs à l’organisation d'une expérience mémorable, le tout dans le respect des traditions et des lois locales.







