Donald Trump a annoncé lundi son intention de stopper un ambitieux projet de pont reliant le Canada aux États-Unis, affirmant que les États-Unis devraient revendiquer "au moins la moitié" de cette infrastructure. Ce projet, qui constitue un axe majeur entre Detroit (Michigan) et Windsor (Ontario), a suscité l'inquiétude au sein de l'administration américaine.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Trump a déclaré : "Je ne laisserai pas ce pont s'ouvrir sans une compensation pour tout ce que nous avons offert au Canada, et tant que le Canada ne nous traitera pas équitablement". Il a ajouté que des négociations devraient commencer immédiatement pour s'assurer que les États-Unis aient une part significative de cette initiative.
Un coût de 4 milliards d’euros
Ce pont en cours de construction sur la rivière Detroit nécessite un investissement de 6,4 milliards de dollars canadiens, soit environ 4 milliards d'euros, avec une ouverture envisagée pour 2026. La Windsor-Detroit Bridge Authority a confirmé que le Canada prend entièrement en charge les coûts, mais que l'infrastructure sera co-propriété entre le Canada et l'État du Michigan, et sera nommée d'après la légende du hockey Gordie Howe.
En plus de ses préoccupations concernant le pont, Trump a critiqué la relation croissante d'Ottawa avec Pékin, exprimant des inquiétudes quant à l'influence de la Chine sur le Canada. Il n'a pas manqué de pointer du doigt l'ancien président Barack Obama pour avoir donné son approbation à ce projet.
Déclarations hostiles
Le ton agressif de Trump envers le Canada a été constant depuis son retour en politique, comprenant des menaces économiques alarmantes. Il a exprimé à plusieurs reprises son souhait de voir le Canada devenir le 51e État des États-Unis. Dernièrement, il a même évoqué des droits de douane pouvant atteindre "100 %" en cas d'accord commercial entre le Canada et la Chine.
Mi-janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney a mentionné des accords renforcés avec la Chine sur divers fronts commerciaux, marquant un tournant vers un nouveau partenariat avec un pays qui a été souvent critiqué par Trump. Ces déclarations, accompagnées d'une actualité économique dynamique, mettent en lumière les tensions persistantes entre les deux voisins nord-américains.







