L'heure est grave pour le sénateur d'extrême droite Stéphane Ravier, qui se retrouve ce mardi au tribunal de Marseille face à deux procédures judiciaires. Ces dernières remontent à son mandat en tant que maire du 7e secteur de Marseille, entre 2016 et 2017.
Ravier, membre ancien du Rassemblement national puis de Reconquête !, est épinglé pour favoritisme, un terme qui revient de plus en plus souvent dans le discours public actuel. Selon le parquet, l'élu a attribué un marché public destiné à la rénovation du site Internet de la mairie à deux sociétés, qui, d'après les accusations, seraient en réalité liées à une même personne. Ce stratagème, connu sous le nom de « saucissonnage », aurait permis de déroger à l'obligation de mise en concurrence requise pour tout marché dépassant les 25 000 euros.
Cette affaire a ouvert la voie à une enquête en 2021, alors même que la mairie de secteur avait changé de cap politique. En cours d’investigation, Ravier aurait déclaré ne pas maîtriser les modalités d'attribution des marchés en question.
Le recrutement de son fils dans le viseur
En parallèle, le sénateur attend également un verdict concernant une autre affaire : celle de la prise illégale d'intérêts. En première instance, en mai 2024, il avait écopé de six mois de prison avec sursis et d'une inéligibilité d'un an pour avoir recruté son propre fils à la mairie, à travers dix CDD sur une période de trois ans et demi, avant que ce dernier ne devienne fonctionnaire stagiaire.
Après une défaite aux municipales où il avait obtenu près de 20 % des voix, Ravier a quitté le RN pour soutenir la candidature d'Éric Zemmour. Son parcours politique a été tumultueux, et il a laissé planer le doute sur une potentielle candidature à la mairie de Marseille en 2026.
En dépit de ses départs des différentes formations politiques, il a déclaré en octobre soutenir sans réserve la candidature du député RN Franck Allisio pour la mairie, illustrant ainsi les dynamiques complexes qui caractérisent la scène politique marseillaise.







