Dans le cadre des élections municipales, le candidat Franck Allisio, représentant le Rassemblement National (RN) et ancien membre de l'UMP, multiplie les initiatives pour séduire un électorat de droite. En s'engageant dans une campagne centrée sur la sécurité et la propreté, il espère devancer ses rivaux, notamment le maire sortant. Comme l'indique le média Ouest-France, Allisio semble en bonne position pour concurrencer Martine Vassal.
Patrick Thévenin, un acteur clé de ce soutien, évoque son ralliement en soulignant la nécessité d'une gestion pragmatique plutôt qu'idéologique de la ville. Ancien vice-président du Modem, il a notamment constaté un ras-le-bol face à des enjeux tels que la sécurité dans les quartiers sud.
Allisio, qui assume la tête de liste RN-UDR à Marseille, s'affirme en tant que catalyseur pour rassembler des élus “patriotes”. Fort de ses ambitions, il se positionne en tête au premier tour, se disant capable de « prendre Marseille » des mains d'une gauche qu'il juge trop complaisante.
Dépositaire du « vote utile »
Une vingtaine d'ex-élus de droite, tels que Blaise Rosato et Guil Darmon, ont décidé de le rejoindre, marquant un tournant significatif à droite. Allisio appelle de ses vœux une mobilisation contre un électorat macroniste jugé trop éloigné des préoccupations locales.
Romain Simmarano, porte-parole de la concurrente Martine Vassal, critique cette dynamique, la qualifiant de « jeu dangereux » qui pourrait destabiliser le paysage politique marseillais. La candidate de droite semble pourtant tenter un retournement stratégique, concentrant ses efforts sur des thèmes économiques et de transport.
Une montée des tensions
Sur le terrain, des témoignages illustrent la réalité de ce climat électoral tendu. Le kiosquier Karim constate un véritable clivage au sein de la population entre les partisans de Martine Payan et ceux d'Allisio. Parallèlement, la question de l'hygiène et de la sécurité continue d'être au cœur des préoccupations.
Un candidat en évolution
Au sein du RN, Allisio représente une vision moins tranchée que ses prédécesseurs. Marine Le Pen a récemment soutenu sa candidature, dénonçant l’immigration incontrôlée. Contrairement à certains de ses collègues, il se positionne de manière plus nuancée sur certaines thématiques, cultivant une image plus moderne et pro-business, tout en soutenant une politique de sécurité renforcée.
Un avenir incertain
Chacun des acteurs de cette élection sait que le choix de l'électorat marseillais sera déterminant. Benoît Payan, actuel maire, prévient que le RN est plus proche que jamais du pouvoir local, mais il n'entend pas se laisser faire face à cette montée du RN.
À Marseille, le jeu d’alliance et les diverses stratégies s'affrontent alors que la date du scrutin approche. Qui sortira vainqueur de cette lutte pour le contrôle d'une ville en pleine mutation ?







