Le dalaï-lama a vu son nom apparaître à de nombreuses reprises dans les dossiers Epstein, mais son bureau assure qu'il n'a jamais eu de contact avec le criminel sexuel. Ces déclarations font suite à des reportages d'agences de presse chinoises établissant un lien entre lui et Epstein.
Une analyse des millions de documents rendus publics par le ministère américain de la Justice indique que le nom du dalaï-lama figure 154 fois dans ces dossiers, sans qu'aucune mention d'une rencontre ne soit faite. Ces archives ont été examinées par l'AFP, mettant en lumière l'absence de preuves tangibles soutenant les allégations.
Des accusations venues de Chine
Le 8 octobre, le média public chinois China Global Television Network (CGTN) a rapporté que le dalaï-lama apparaissait au moins 169 fois dans les dossiers Epstein. Une des affirmations concernait un e-mail de 2012, suggérant que "le dalaï-lama allait venir" à un événement sur une île, mais sans preuve concrète.
Le bureau du dalaï-lama a publié un communiqué sur X, déclarant : "Nous confirmons que Sa Sainteté n'a jamais rencontré Jeffrey Epstein et n'a jamais autorisé quiconque à le rencontrer en son nom." Cette déclaration vise à dissiper toute ambiguïté entourant cette affaire brûlante.
Il est important de rappeler que la simple mention d'un nom dans les dossiers Epstein ne sous-entend pas de culpabilité. Jeffrey Epstein a été retrouvé mort en 2019, alors qu'il faisait face à des accusations graves de trafic sexuel.
La position du dalaï-lama sur le Tibet en fait une cible pour le gouvernement chinois, qui le considère comme un rebelle et un séparatiste pour sa quête d'autonomie tibétaine.
À 90 ans, le dalaï-lama, lauréat du prix Nobel de la paix, vit en exil en Inde, après avoir fui le Tibet en 1959 suite à une répression par les troupes chinoises. Son vœu reste de poursuivre sa mission spirituelle auprès de ses millions d'adeptes à travers le monde.







