Le 13 février, un homme a été abattu au pied de l'Arc de Triomphe après avoir tenté de poignarder un gendarme. Il s'agit de Brahim Bahir, un individu radicalisé, auparavant condamné pour des actes similaires en Belgique, et qui venait tout juste de sortir de prison en décembre dernier.
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Le lendemain de cet acte de violence, la flamme de l'Arc de Triomphe a été rallumée lors d'une cérémonie empreinte d'émotion. "Il est crucial de préserver ces symboles et de se rassembler sans crainte" a déclaré une participante. Brahim Bahir, 47 ans, avait décidé de frapper lors d'une cérémonie militaire commémorative, en utilisant un couteau pour attaquer un militaire.
Son acte revêt un modus operandi familier ; en juin 2012, il avait déjà blessé deux policiers à Molenbeek, en Belgique. Après une peine de 17 ans de prison, il avait été transféré dans une prison française. Libéré le 24 décembre dernier, il s'était installé à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, d'où il a préparé son attaque. À 17h44, avant de passer à l’acte, il a appelé le commissariat d'Aulnay-sous-Bois pour annoncer ses intentions : "Je vais tirer sur quelqu'un d'armée. Il ne fallait pas tuer nos femmes et nos enfants. Je suis à Paris, j'arrive sur les Champs."
L'assaillant avait suivi des ateliers de déradicalisation
À 18h07, son téléphone a été localisé près de l'Arc de Triomphe. Deux minutes plus tard, il a tenté de poignarder un militaire. Un gendarme, réagissant rapidement, a ouvert le feu à trois reprises, neutralisant ainsi l’assaillant, qui est décédé peu après son arrivée à l'hôpital. Pendant sa détention, Bahir avait suivi des ateliers de déradicalisation, mais n’avait fait l’objet d'aucune alerte.
Jean-François Ricard, ancien Procureur du Parquet National Antiterroriste, a exprimé ses inquiétudes : "Nous avons affaire à des individus fortement idéologisés qui perçoivent les choses sur le long terme. Cela souligne l'importance de suivis adaptés, bien que ceux-ci soient très difficiles à mettre en place." En France, environ 70 personnes condamnées pour terrorisme islamiste sont libérées chaque année, et l'attaque à l'Arc de Triomphe représente le troisième incident de récidive enregistré.







