Dans une interview accordée au Parisien le mardi 31 mars, Marine Le Pen a fermement démenti les interprétations selon lesquelles elle pourrait céder sa place à Jordan Bardella. Elle a notamment déclaré qu'en cas d'impossibilité de candidater à la prochaine présidentielle, elle ne serait pas en quête d'un « lot de consolation ». Cette affirmation vient contredire les récentes enquêtes d'opinion qui tendent à montrer un meilleur score pour Bardella.
« Il est entendu entre Jordan et moi que, tant que la justice le permet, ma candidature est affirmée et il sera mon Premier ministre », a martelé Le Pen, tout en écarte les comparaisons entre leurs popularités. Elle a souligné que l’important est que le candidat du Rassemblement National (RN) conserve une position solide pour le premier tour. D'après ses propos, il y a peu de risques d'une absence au second tour des élections.
Le 7 juillet prochain, la leader du RN saura si elle peut se présenter aux élections prévues en avril ou mai 2027, alors qu'elle se trouve sous le coup d’une peine d’inéligibilité liée à l’affaire des assistants parlementaires européens. Elle a également tempéré les divergences qui pourraient exister entre elle et Bardella, notant que ce dernier pourrait chercher à élargir une majorité.« C'est son rôle d'agir ainsi », a-t-elle précisé.
Ce désir d’unité pourrait être crucial pour le RN dans un contexte électoral de plus en plus compétitif. Les experts en politiques estiment que ces déclarations visent à renforcer la cohésion au sein du parti, tout en rassurant les électeurs sur l’objectif commun de remporter la présidentielle.







