Les soutiens de Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix en 2023, expriment leur profonde inquiétude concernant son état de santé. Selon des avocats ayant récemment rencontré la militante des droits humains, âgée de 53 ans et déjà affaiblie, son état est jugé "extrêmement préoccupant". Emprisonnée depuis le 12 décembre dernier, elle est incarcérée dans la prison politique de Zanjan, en Iran.
Les autorités iraniennes sous le feu des critiques pour leur traitement
Les avocats de Narges Mohammadi ont alerté sur sa santé fragile suite à une rencontre brève, au cours de laquelle ils ont appris qu'elle avait subi un infarctus le 24 mars dernier : "Elle a été retrouvée inconsciente pendant plus d'une heure par ses codétenus", a relaté Chirinne Ardakani, avocate et présidente de l'association "Iran Justice". Cette dernière affirme qu'un médecin a recommandé un transfert à l'hôpital, mais les autorités iraniennes ont refusé cette demande. "Nous sommes inquiets de cette stratégie qui semble viser à laisser mourir lentement Narges Mohammadi et d'autres prisonniers politiques", a dénoncé Ardakani.
En février, la militante avait entrepris une grève de la faim d'une semaine pour revendiquer son droit à passer des appels téléphoniques comme les autres détenus. Malgré ses nombreuses années de détention, Narges Mohammadi n'a jamais cessé de défendre les droits humains et de soutenir les prisonniers politiques. Arrêtée en novembre 2021, elle avait été libérée temporairement fin 2024 pour des problèmes respiratoires.
Les voix s'élèvent également à l'international pour dénoncer le traitement réservé à cette militante emblématique. Des ONG telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch ont exigé son immédiate libération et un accès adéquat aux soins médicaux, invoquant des violations des droits de l'homme en Iran.







