La tauromachie en Espagne ne cesse de gagner en popularité. Selon les dernières analyses de l’ANOET, le syndicat des entreprises taurines, le nombre total de spectacles taurins a atteint 21 569 en 2025, marquant une augmentation de 619 événements par rapport à l’année précédente, soit une hausse de 3 %. Ce développement est principalement attribué à l’essor des fêtes taurines populaires, les festejos populares, qui continuent de se multiplier tandis que les spectacles traditionnels avec mise à mort, connus sous le nom de lidia, stagnent à environ 1 500. En effet, les festejos populares représentent désormais 14 fois le nombre de spectacles avec mise à mort, une tendance qui ne cesse de croître.
Les statistiques révélées par l’ANOET montrent que la plupart des communautés autonomes ont vu leur nombre de spectacles augmentés, sauf la Castille-et-León, qui a enregistré une légère baisse de 1,8 %. La Communauté valencienne se démarque particulièrement avec 9 582 spectacles, représentant près de 44 % de l’ensemble des événements organisés en Espagne. En revanche, des régions comme l’Aragon et la Navarre affichent des chiffres inattendus par rapport à leur population. Par exemple, la Navarre, avec 683 854 habitants, a accueilli 1 574 festejos, tandis que l’Aragon a organisé 3 015 spectacles pour une population de 1 364 621 habitants.
Un autre fait marquant est la hausse du nombre de municipalités ayant accueilli ces événements. En 2025, ce chiffre est passé à 2 170, ce qui représente une augmentation de 3,2 % par rapport à l’année précédente, indiquant que la tauromachie s’implante durablement dans le paysage espagnol. La répartition des animaux combattus, les reses lidiées, est également révélatrice : un total de 7 980 bovins a été combattu, la majorité pendant des corridas de toros.
Les communautés où l’on compte le plus d’animaux lidiés sont Castille-et-León, Castille-La Manche, Madrid et Andalousie. Par ailleurs, des éleveurs renommés tels qu’Albarrán et Jandilla ont dominé la temporada avec leurs spécimens.
En somme, ces chiffres témoignent d’un vif intérêt pour la tradition taurine en Espagne, malgré les débats que cela suscite. Les experts soulignent toutefois l’importance de l’évolution des pratiques et de l’adaptation aux attentes du public contemporain. Il ne fait aucun doute que la tauromachie continue d’exercer une fascination profonde au sein de la culture espagnole.







