Depuis le début de 2023, les mesures de sécurité autour de la résidence de Vladimir Poutine, située à Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, connaissent un développement accéléré. Selon Radio Svoboda, sept nouvelles tours pour les systèmes de défense antiaérienne Pantsir ont été récemment érigées, révélant ainsi une intention manifeste de protéger ce site stratégique. Ces constructions ont débuté le 17 mars, toutes le même jour, comme l’a indiqué une enquête basée sur des images satellites.
Ce périmètre défensif, comprenant désormais 26 tours, s’inspire du modèle mis en place autour de la capitale, Moscou, avec deux niveaux de protection distincts. À noter que Valdaï est un lieu fréquenté par le président et sa famille, où une reproduction exacte de son bureau du Kremlin a même été aménagée.
Une première installation défensive avait fait son apparition en janvier 2023, suivie d’une seconde en juillet de la même année, et Meduza souligne la vitesse croissante de ce développement, indiquant que le nombre de ces dispositifs a considérablement augmenté au fil des mois.
Un bastion fortifié
Le choix stratégique de placer ces systèmes sur des tours n'est pas anodin. Comme le précise The Insider, un Pantsir installé au sol est limité dans sa capacité à détecter les cibles, notamment les drones à basse altitude, en raison du relief environnant. Par conséquent, l’élévation des installations permet d’optimiser la surveillance dans cette région boisée de Valdaï.
En effet, ces infrastructures antiaériennes sont également apparues dans des projets similaires au Tatarstan, notamment dans la zone économique spéciale d'Alabouga, où des drones basés sur les modèles iraniens Shahed sont fabriqués.
The Moscow Times met en lumière que ces développements s’expliquent par un contexte de tensions croissantes liées à des menaces présumées de drones ukrainiens. En fin d'année 2025, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait affirmé que Kiev avait tenté d'attaquer cette résidence avec 91 drones, une accusation que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait qualifiée de “fausse information” visant à entraver les négociations de paix, alors que le Kremlin n'a pas fourni de preuves concrètes.







