Ce mardi matin, Emmanuel Grégoire a ouvert la première séance du Conseil de Paris depuis son élection, sans perdre de temps pour évoquer les enjeux cruciaux de la nouvelle majorité. Après une introduction où il a dénoncé les actes de racisme visant certains élus, notamment son collègue de Saint-Denis, Bally Bagayoko, il s'est prêté à l'examen des délibérations.
« Je suis honorée de pouvoir m'adresser à vous », a lancé Sophia Chikirou en se levant pour faire un rappel au règlement. Emmanuel Grégoire, avec un sourire, a accepté sa demande, mais a exprimé des réserves. « J'aurais voulu entendre vos idées sur des questions d'actualité comme la loi Yadan ou les événements récents à Gaza », a-t-elle insisté.
Un débat vif et engagé
L'édile a semblé surpris par l'audace de l'élue de La France Insoumise, reconnaissant que l'ordre du jour avait été concerté avec les autres présidents de groupes. Chikirou, cependant, a rapidement fait savoir qu'elle n'avait pas l'intention de laisser passer ses inquiétudes sans les exprimer. Sur l'adoption d'un plan de 20 millions d'euros destiné à lutter contre les violences dans le périscolaire, elle a interrogé l'efficacité de cette initiative. « Il n'y a ni enquête sur les responsabilités, ni moyens supplémentaires. C'est simplement de la communication », a-t-elle déploré.
Dans le cadre de la gestion des logements sociaux, elle a ajouté : « Vous feignez d'ignorer des scandales que vous avez sous les yeux. » De nombreux élus de l'opposition ont également cherché à remettre en question les décisions de la majorité, mais c'est Chikirou qui est revenue à la charge avec vigueur.
Tensions autour des mineurs non-accompagnés
À l'approche de la conclusion de cette première séance, la question des mineurs non-accompagnés a suscité des débats enflammés. L'adjointe aux solidarités, Fatoumata Koné, a adressé des reproches à Chikirou pour avoir mis sur la table des accusations concernant des tests osseux. En réplique, elle a affirmé : « Nous ne mençons pas des tests, mais cette pratique existe bel et bien à Paris. »
Chikirou n'a pas hésité à ironiser, suggérant que le règlement intérieur pourrait inclure une clause contre les mensonges politiques. « Nous ne céderons pas aux provocations qui ne semblent pas essentielles », a rétorqué le maire avant de mettre un terme à la discussion. Ainsi, cette première mandature a déjà donné le ton, avec des échanges qui promettent d'être aussi animés que significatifs.







