"C'est un point presse pour dire la vérité aux habitants de Cherbourg-en-Cotentin", a déclaré Margueritte lors de cette prise de parole. Ses premières semaines à la tête de la ville ont été marquées par des rencontres avec les agents municipaux et un état des lieux des infrastructures communales, qui selon elle, laissent beaucoup à désirer. "L'état des bâtiments n'est pas acceptable", a-t-elle affirmé, évoquant des problèmes d'isolation et de fuites dans plusieurs édifices. Un diagnostic complet du patrimoine a été requis, et un audit est en cours, mais l'élue est claire : la ville doit envisager de se défaire de certains biens immobiliers.
Le musée Liais n'est pas près de rouvrir
Le premier dossier épineux est celui du musée Liais, fermé en 2020 à cause de problèmes structurels. "J'ai découvert que les collections étaient encore à l'intérieur, mais aucune solution n'est mise en place pour rouvrir le musée", a-t-elle déploré. Margueritte a également précisé que ce projet ne faisait pas partie de son programme et que les Cherbourgeois devaient s'attendre à ce que le musée ne rouvre pas de sitôt. Elle a critiqué l'inaction de l'ancienne majorité sur ce dossier crucial.
Contactée par ICI Cotentin, Catherine Gentile, l'ancienne adjointe à la culture, a défendu l'approche de son équipe. "Le dossier est complexe, les collections nécessitent des conditions de conservation variées. Plusieurs solutions ont été envisagées, dont un entreposage à Tourlaville, qui s'est révélé trop petit. Nous avons finalement conclu qu'un nouveau bâtiment était nécessaire pour un stockage optimal, accompagné d'une volonté de pédagogie à la réouverture", a-t-elle souligné.
Chantereyne, le chantier maudit que l'actuelle majorité n'aurait pas engagé
Concernant Chantereyne, Margueritte a exprimé son inquiétude. Le projet, initialement budgété à 28 millions d'euros, risque d’atteindre les 45 millions à cause des multiples aléas rencontrés. Le chantier a été retardé et des escroqueries budgétaires ont été mises à jour, au détriment des équipements modernes promises aux sportifs. Margueritte critique également des économies de dernière minute envisagées par l'ancienne équipe. "Avoir un simple gymnase serait inacceptable", a-t-elle conclu.
Des aqueducs endommagés à réparer
En filigrane, Margueritte a également pointé du doigt l’emplacement choisi pour le complexe sportif. Lors des travaux, des aqueducs d'évacuation des eaux de pluie ont souffert, causant des inondations en ville. Les travaux de réparation pourraient augmenter les coûts de 2 millions d'euros, si l'assurance ne couvre pas toutes les dépenses. "Nous devons agir vite pour éviter des désagréments similaires à l'avenir", a-t-elle déclaré, soulignant l’urgence de trouver des solutions pérennes. Les services techniques prévoient d'intervenir dès juin prochain.







