C'est désormais officiel. Gabriel Attal a proclamé sa candidature à la présidentielle de 2027 lors d'un déplacement ce vendredi 22 mai dans l'Aveyron, une région éloignée de sa circonscription des Hauts-de-Seine.
"On vit dans le plus bel endroit du monde. J'éprouve un véritable amour pour la France et la République. Restons confiants en notre avenir, car nous sommes une grande nation", a-t-il affirmé sur la place de Mur-de-Barrez, marquant ainsi le lancement de sa campagne.
Attal a partagé son ambition de raviver l'idée d'une élévation individuelle et collective. "J'ai une détermination à agir et tout est possible. C'est pourquoi j'ai choisi de me présenter à la présidence de la République", a-t-il ajouté, précisant sa vision pour l'avenir.
Ce déplacement couronne plusieurs semaines de préparation où le secrétaire général de Renaissance, élu contre l'avis d'Emmanuel Macron, a déjà engagé une série de meetings des "Nuits de la Nouvelle République". Son livre, En homme libre, évoque des similitudes avec le style de Nicolas Sarkozy, tout en restant distinct de l'approche de Jacques Chirac.
Le bloc central face à une dynamique concurrentielle
Gabriel Attal se positionne également par un soutien fort de 500 élus locaux, renforçant son emprise au sein de Renaissance, malgré l'absence notable de certains, comme Élisabeth Borne. Christophe Béchu, codirecteur de la campagne d'Édouard Philippe, a critiqué cette stratégie : "Renaissance ne peut pas se présenter comme le parti des élus locaux, cela ne correspond pas à son histoire."
En contraste, Édouard Philippe a déjà clarifié son intention de se présenter tôt dans le processus de candidature, semble-t-il sans le même flair théâtral que son concurrent. Attal entend transformer cette annonce de candidature en une série de déplacements réguliers, avec un grand meeting prévu le 30 mai à Paris, lors duquel il s'attend à une forte mobilisation de ses partisans.
Alors que des tensions persistent, certains leaders comme Yaël Braun-Pivet ont exprimé leur désaccord avec l'absence à cet événement. La légitimité des deux principaux candidats du bloc central pourrait être mise à l'épreuve, les deux ayant convenu d'une possible coalition si l'un d'eux est signalé comme le mieux placé pour remporter l'élection.







