Alors que les pourparlers entre Washington et Téhéran stagnent, les États-Unis intensifient leur pression sur l'Iran. Ce samedi, des responsables américains ont réaffirmé leur capacité à reprendre les hostilités, conditionnant tout accord de paix au respect de leurs « lignes rouges ».
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré lors d'un forum à Singapour que les États-Unis étaient "prêts à agir militairement" au besoin. "Nos ressources sont suffisantes pour cet objectif", a-t-il ajouté, saunaissant l'anticipation d'une nouvelle escalade militaire.
Un cessez-le-feu fragile
Les discussions indirectes, en cours entre les deux pays, sont marquées par une incertitude grandissante, surtout après les récentes escalades de violence, qu’AFP avait considérées comme les plus graves depuis la trêve instaurée le 8 avril dernier.
“L’Iran ne doit pas envisager de posséder l’arme nucléaire”, a tweeté Donald Trump, mettant encore plus de pression sur Téhéran, qui souhaite élargir le cadre de négociations autour de sa politique nucléaire, comme rapporté par France 24. Le président américain a exigé que l'Iran détruise ses stocks d'uranium hautement enrichi.
Conflit au détroit d’Ormuz
Un autre point de friction demeure le détroit d'Ormuz, qui joue un rôle crucial dans le commerce mondial des hydrocarbures. L'Iran en contrôle l'accès depuis le début de la guerre. Selon Trump, "il doit être rouvert sans délai", tout en conditionnant la levée du blocus aux ports iraniens.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a récemment mis hors d'état de nuire un cargo essayant de rejoindre l'Iran, un acte qui souligne la tension croissante dans la région.
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré que des discussions se poursuivent, dans le but de débloquer 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés, un sujet crucial pour Téhéran dans le cadre de ces négociations. Les nouvelles de la télévision d'État irakienne évoquent également une lettre aux États-Unis demandant la fin des hostilités en Liban, où Israël et le Hezbollah continue de se battre, faisant des milliers de victimes depuis le début du conflit.
Ce climat de tension constante soulève des inquiétudes quant à l'avenir de la stabilité au Moyen-Orient et laisse présager des développements potentiellement dangereux dans les mois à venir.







