Fondé en été 2025, l'Union du Peuple Comtois (UPC) émerge comme une voix déterminée pour l'autonomie de la Franche-Comté, une région amalgamée à la Bourgogne depuis 2016. Cet aspirant mouvement autonomiste, orchestré par cinq jeunes régionalistes, dont l'artiste engagé Billy Fumey, originaire de Champagnole, nourrit des ambitions qui résonnent au-delà des frontières administratives.
"Peuple franc-comtois, debout !" sont les mots d'ordre de l'UPC qui, avec des aspirations similaires à celles des Alsaciens récemment libérés de la région Grand Est, espère raviver l'identité régionale. Le week-end dernier, à Arc-et-Senans dans le Doubs, une réunion publique a rassemblé une vingtaine de personnes, un chiffre modeste mais révélateur d'une volonté inébranlable.
Près de deux Francs-Comtois sur trois ne veulent plus de la fusion avec la Bourgogne
Ce désir de sécession s'appuie sur une étude d'OpinionWay réalisée en 2022, révélant que près de 67 % des Francs-Comtois souhaiteraient mettre un terme à cette fusion. Comme l'indique Romain Grosjean-Schoellhammer, président de l'UPC, "Il nous manquait un mouvement qui fasse entendre notre langue et notre identité."
Le succès récent de la proposition de loi de l'Assemblée nationale visant à restaurer l'Alsace démontre que ces aspirations locales peuvent trouver un écho positif au niveau national, renforçant le moral des militants comtois. "Nous manquons d'un hymne officiel, mais notre région possède deux langues : le Franc-Comtois et l'Arpitan Jurassien. Nous œuvrons à créer un dictionnaire pour unifier notre langue, un élément clé de notre engagement," explique Grosjean-Schoellhammer.
Michaël, un fervent sympathisant et habitant d'Orchamps, décrit la fierté des Comtois en brandissant un drapeau local, affirmant "Cette fusion n'est pas naturelle, les réalités locales diffèrent énormément entre Pontarlier et Auxerre."
Au-delà de la demande d'autonomie, l'UPC interpelle la jeunesse à travers son secrétaire Nils Dollfus-Donati, un étudiant en droit public et nouvellement élu municipal, qui déclare n'avoir "jamais cessé de croire en une Franche-Comté indépendante." Ce mouvement, rassemblant de jeunes leaders, se prépare déjà pour les élections régionales de 2028, espérant capturer le cœur et l'esprit d'une population désireuse de renouveau.
À travers des rencontres pour défendre l'identité locale face à une gestion jugée centralisée, l'Union du Peuple Comtois se positionne comme un mouvement à surveiller de près dans le paysage politique français.







