Depuis septembre 2025, Rima Abdul Malak, ancienne ministre de la Culture sous le gouvernement d’Élisabeth Borne, prend les rênes du quotidien libanais "L’Orient-Le Jour". Actuellement à Marseille pour le 77e Congrès mondial des éditeurs de presse, elle a partagé ses réflexions sur les défis uniques de diriger une rédaction dans un contexte aussi tumultueux.
Le défi de la sécurité dans un pays en guerre
Diriger une rédaction au Liban demande une vigilance constante. "La sécurité de nos journalistes est primordiale. Chaque déplacement est accompagné d’un stress important. Notre équipe fait preuve d’un engagement admirable, naviguant dans un maelström d'informations où chaque détail compte. Cela exige de cramer les informations et d'éviter les pièges de la simplification", a-t-elle déclaré.
Une guerre de récits à l'œuvre
Pour Abdul Malak, le quotidien se distingue comme "le seul à véritablement préserver son indépendance au Liban". En effet, la plupart des médias ont des liens financiers avec des partis politiques ou des monarchies du Golfe, influençant leur ligne éditoriale. "Nous nous battons pour une information qui défend la souveraineté et la liberté du Liban, loin des influences du Hezbollah ou des pressions israéliennes sur notre territoire", a-t-elle souligné. Ce point de vue est corroboré par des analystes des médias au Liban, qui notent la nécessité d'une presse libre pour maintenir une démocratie fonctionnelle.
Dans un pays où l'information est souvent manipulée, le défi pour "L’Orient-Le Jour" reste immense. Rima Abdul Malak souligne l'importance de la rigueur et de l'éthique dans chaque report, en s'assurant que chaque article reflète authentiquement la réalité complexe du Liban.







