Le 16 juin, un voilier anglais a été pris pour cible par un navire de guerre russe. Les autorités et les plaisanciers s'opposent sur les détails de l'incident, les témoins exprimant leur choc face à cet événement inattendu.
Pour Jane et Alan Kelvey, une journée de navigation paisible s'est transformée en cauchemar. Amarrés dans le port de Cherbourg, ils ont vu leur voilier, le Bright Futur, visé par plusieurs tirs de la frégate russe Grigorovitch. Bien qu'aucun blessé ni dégât matériel n'ait été rapporté, ce couple de retraités britanniques reste marqué par cette expérience. Une vedette du HMS Tyne a rapidement été dépêchée sur place et les autorités britanniques ont ouvert une enquête.
Selon le ministère britannique de la Défense, le Grigorovitch aurait tiré des coups de semonce après avoir tenté de contacter le couple. Les autorités russes soutiennent que ces mesures étaient nécessaires pour éviter toute collision, arguant que le voilier avait continué à approcher dangereusement.
Le couple réfute cette version
Dans une interview accordée à France 3 Normandie, Jane et Alan assurent n'avoir commis aucune erreur de navigation. Ils n’ont réalisé que le navire en face d’eux était une frégate militaire que trop tard, la balise AIS étant éteinte. Selon eux, ils avaient d'abord modifié leur cap en réaction aux signaux sonores, mais n'ont enregistré aucune communication par radio. Alan raconte : "Après le premier coup de corne de brume, nous avons changé de cap pour montrer que nous les avions bien remarqués. Peu après, un second avertissement a été donné, suivi de quatre ou cinq tirs." Bien qu’ils aient été impressionnés par la situation, ils n’éprouvaient pas de peur immédiate.
Heureusement, cet événement n’a pas eu de conséquences tragiques. Les Kelvey espèrent désormais que leur expérience ne sera pas aggravée par d'autres incidents, surtout dans un contexte où un bateau soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe a été intercepté dans les mêmes eaux quelques jours plus tôt.







