« Un moment Evian » : à l'issue de leur sommet en France, les leaders du G7 se félicitent de l'harmonie retrouvée entre eux, particulièrement sur les questions de l'Iran et de l'Ukraine. Emmanuel Macron a souligné l'importance de cette « unité » transatlantique, après des mois de tensions avec Donald Trump.
« Ce G7 a été objectivement un succès », a déclaré le président français, exprimant sa satisfaction pour ce moment de cohésion entre les grandes puissances, à savoir l'Allemagne, le Canada, l'Italie, le Japon, et le Royaume-Uni. Le cadre sublime des Alpes a sans doute contribué à ce climat apaisé.
Donald Trump a également exprimé son appréciation, qualifiant le sommet de « extrêmement réussi », ajoutant même qu'il pourrait être l'un des meilleurs organisés jusqu'à présent.
Sur la situation en Ukraine, Emmanuel Macron a évoqué une « remobilisation du G7 », essentielle pour faire pression sur Moscou. Les membres du G7, avec le soutien des États-Unis, ont convenu qu'il n'existait « pas de volonté sérieuse de la Russie » pour négocier la fin du conflit.
Le président américain, habituellement réservé sur le soutien à Kiev, a cette fois reconnu que la Russie « devrait conclure un accord », ouvrant la porte à une potentielle réimposition des sanctions levées précédemment. Par ailleurs, ils ont annoncé la fourniture de missiles à longue portée et de systèmes de défense aérienne en Ukraine, des mesures longtemps réclamées par le président Volodymyr Zelensky, indique une source diplomatique.
- « Intégrité territoriale ukrainienne » -
Le chancelier allemand Friedrich Merz a confirmé que les entreprises américaines pourraient accorder des licences à des fabricants européens pour faciliter cette production d'armements. Bien que Trump ait montré une certaine réticence quant à cet engagement, Merz s'est déclaré satisfait de « la volonté de coopération » émanant du président américain.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle salué l'« atmosphère très positive » entre les dirigeants transatlantiques, faisant état d'une grande convergence, un événement rarissime lors de ces sommets. Dans une déclaration conjointe, le G7 a même affirmé son soutien à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, un acte symbolique fort, étant donné le scepticisme habituel de Trump envers les déclarations collectives.
Emmanuel Macron, qui a toujours eu foi en son homologue américain, a réussi à maintenir Trump sur les rives du lac Léman jusqu'à la fin du sommet, précédé d'un dîner franco-américain au château de Versailles.
- « Capacité de dissuasion » -
Un autre sujet de félicitations a été l'accord américano-iranien, signé juste avant le sommet. Les dirigeants ont souligné que cet accord pourrait mettre fin à un conflit qui les préoccupait et rouvrir le détroit d'Ormuz, vital pour l'économie mondiale. Ce protocole d'accord a été jugé comme une « opportunité historique » pour éviter qu'Iran n'acquière des armes nucléaires.
Néanmoins, Donald Trump a maintenu sa posture belliciste, menaçant de reprendre ses bombardements si Téhéran ne respectait pas ses engagements. Emmanuel Macron a relativisé ces menaces, les qualifiant de rappels de la « capacité de dissuasion » des États-Unis sans menace immédiate.
La déclaration du G7 a également mentionné le rôle potentiel d'une force multinationale proposée par Paris et Londres pour garantir la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz, un sujet qui a piqué l'intérêt de Trump.
Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a quant à lui évoqué la possibilité que cet accord avec l'Iran soit un véritable « changement de donne », notant des attentes désormais plus réalistes concernant le conflit en Ukraine.
Mercredi, les discussions ont également portés sur les enjeux numériques, avec un appel du G7 à la technologie globale d'élaborer des outils pour améliorer la sécurité des jeunes internautes.







