Le président Recep Tayyip Erdogan a exprimé, lundi, son souhait d'intégrer la Turquie aux structures de défense européennes et de lever les restrictions frappant son secteur industriel. Cette demande intervient alors que se profile un sommet crucial de l’OTAN les 7 et 8 juillet à Ankara.
Au cœur de ses revendications figure le programme SAFE de l’Union européenne, qui exclut la Turquie et finance la modernisation des capacités industrielles et technologiques de défense des États membres. Dans des propos rapportés par France 24, Erdogan a insisté sur l'importance de partager équitablement le fardeau des défis de sécurité, appelant à l’élimination des obstacles au commerce dans l’industrie de défense.
Des revendications sur le partage des capacités
Lors de son discours à l’ouverture du sommet parlementaire de l’OTAN à Istanbul, il a souligné la nécessité d’une participation active d'Ankara aux initiatives de défense en Europe. La Turquie, avec la deuxième armée en termes d’effectifs au sein de l’OTAN et des industries de défense en pleine expansion, se positionne au 11e rang mondial sur ce plan.
Des analystes, comme Jean-Pierre Cabestan, spécialiste en relations internationales, estiment que la demande d'Erdogan pourrait réévaluer le rôle de la Turquie dans la sécurité européenne, surtout dans le contexte géopolitique actuel marqué par des tensions croissantes.
Alors que l’OTAN s'efforce de renforcer ses capacités face à de nouveaux défis, l’inclusion de la Turquie pourrait offrir un atout stratégique majeur, mais cela dépendra également de la volonté des autres membres de l’alliance de réduire les barrières imposées.







