L'incendie tragique qui a frappé le bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, continue de laisser des cicatrices profondes, six mois après que 41 personnes aient perdu la vie et 115 autres aient été blessées, principalement des jeunes. La catastrophe s'est produite dans la nuit du 1er janvier 2026, victime des étincelles de bougies 'fontaine' qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l'établissement.
À l'occasion de ce sombre anniversaire, l'association REVI Crans-Montana, qui regroupe les familles des victimes et des blessés, exprime sa colère face à l'éventuelle réouverture des restaurants dirigés par le couple Moretti. 'L’urgence médiatique est passée, mais le calvaire des victimes et de leurs proches se conjugue toujours au quotidien', souligne l'association. Elle émet de fortes exigences centées autour de questions d'équité, de protection et de morale.
Prise en charge des victimes : un parcours semé d'embûches
Les mécanismes d'indemnisation, tant en France qu'en Suisse, se révèlent d'une complexité extrême. Bien que certaines améliorations aient été notées, de nombreuses victimes se sentent abandonnées. 'Des gens ont un besoin vital aujourd'hui pour vivre et se soigner', déclare Hervé Abello, membre de REVI et père d'une jeune fille gravement blessée. 'Personne ne doit pâtir financièrement d'une situation tragique qu'il subit'. L'association insiste sur la distinction entre aide sociale et réparation d'un préjudice, précisant que les conséquences d'un drame collectif ne peuvent être évaluées uniquement au prisme des finances.
Assurances : un équilibre délicat à maintenir
Les relations avec les assureurs, en particulier AXA, suscitent également des préoccupations. 'Si les frais de défense des accusés et les indemnisations des victimes relèvent d'un même plafond de garantie, chaque euro consacré à la défense réduira les sommes disponibles pour aider les victimes à reconstruire leur vie', s'alarme l'association. Une transparence totale sur les modalités d'indemnisation est jugée essentielle.
La réouverture des établissements : un sujet sensible
Des informations rapportées par des médias tels que RTS laissent entendre que le couple Moretti envisage de rouvrir leurs restaurants en Suisse. Cette annonce a provoqué une vive réaction, notamment du côté des victimes. 'Une telle réouverture serait un affront', affirme REVI. L'association annonce qu'elle insistera sur 'les démarches juridiques nécessaires' pour contester cette décision, en s'appuyant sur des principes de précaution et d'ordre public.







