La capitale ukrainienne a été le théâtre de l'une des attaques les plus dévastatrices depuis le début du conflit, avec un tragique bilan de 27 morts et 91 blessés. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué un acte de terreur visant à contraindre le pays à abandonner sa souveraineté.
Zelensky, qui a visité les lieux de destruction, a souligné que ces bombardements ciblaient des populations civiles, rappelant l'importance de la résilience ukrainienne face à Moscou. "L'Ukraine ne pliera pas", a-t-il déclaré.
Plus de quatre ans après le début de l'invasion russe, les assauts se multiplient, impliquant des centaines de drones et des dizaines de missiles. Selon l'armée de l'air ukrainienne, la nuit de mercredi à jeudi a vu 496 drones et 74 missiles tirés vers le pays, avec la majorité interceptée.
La capitale, Kiev, a été particulièrement touchée. Des témoins ont rapporté avoir entendu des explosions pendant plusieurs heures, créant une atmosphère de terreur. Le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkachenko, a confirmé les pertes pendant ces attaques, qui ont vu des bâtiments résidentiels s'effondrer.
L'attaque a également touché des infrastructures sensibles, y compris un bâtiment abritant des fournitures de la Croix-Rouge, qui a été gravement endommagé. "C'est une catastrophe humanitaire", a déclaré un responsable de l'organisation, soulignant l'impact des frappes sur l'aide humanitaire.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a qualifié cette offensive de "la plus massive" depuis le début de l'invasion. Ce vendredi a été déclaré jour de deuil, alors que l'Ukraine pleure ses pertes.
Des frappes supplémentaires ont eu lieu à Kryvyï Rig, causant des blessures à sept personnes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a justifié les frappes en les qualifiant de réponses aux "attaques terroristes" de l'Ukraine.
Zelensky a appelé à un soutien renforcé de ses alliés en matière de défense antiaérienne, dans l’espoir qu'une discussion soit amorcée lors du prochain sommet de l'OTAN, prévu à Ankara.
Les réactions internationales se multiplient : l'ONU a exprimé une condamnation ferme des assauts, tandis que des voix à Berlin et Paris ont dénoncé l'obstination de Moscou à alimenter la guerre.
Dans un climat de tension, les habitants de Kiev se sont réfugiés dans des abris, face à la multiplication des frappes. Plus de 52.000 personnes, y compris des enfants, ont trouvé refuge dans le métro, selon les autorités.
Malgré les frappes meurtrières, l’Ukraine intensifie ses contre-offensives, ciblant des infrastructures pétrolières en Russie, provoquant une pénurie de carburant dans le pays. Deux civils ont été tués en Russie à la suite de ces actions, signalant une escalade des hostilités entre les deux nations.







