Un débat houleux secoue Périgueux avec l'annonce d'un banquet polémique.
Le Conseil municipal de ce jeudi 2 juillet a été le théâtre d'une vive agitation, causée par plusieurs dizaines de manifestants dénonçant l'autorisation d'un banquet du Canon français. La montée des tensions était palpable.
Il est apparu souriant au milieu d'une foule qui se pressait dans le couloir menant à la salle de réunion. Toutefois, Michel Cadet, le maire de Périgueux, n’a pas mis longtemps à se rendre compte que la situation n'allait pas être simple. Ce jeudi, plusieurs dizaines de citoyens ont perturbé les travaux des élus, exprimant leur désapprobation sur une manifestation très attendue concernant un banquet controversé du Canon français organisé dans la mairie.
Les manifestants, notamment des Insoumis et d'autres activistes de gauche, s'étaient rassemblés deux jours auparavant devant l'hôtel de ville, mobilisant environ 400 personnes, soutenues par 18 organisations. Ils dénonçaient des liens présumés de l'événement avec l'extrême droite, alors que le maire avait récemment accordé une salle à cette société.

Ce rassemblement a amplifié les tensions déjà existantes. L'opposition municipale a exprimé son mécontentement face à ce qu’elle considère comme une des plus grandes embarrassantes séquences depuis le début du mandat de Cadet. L’élu Émeric Lavitola a critiqué la décision du maire, affirmant que les valeurs et principes ne doivent pas être échangés, particulièrement dans un contexte marqué par des controverses nationales.
En réponse aux critiques, Michel Cadet a tenu à rectifier le tir en affirmant que la transaction concernant la location de la salle est uniquement une question de gestion, et qu'elle rapporterait 4 000 euros à la municipalité.
Il a également évoqué la jurisprudence qui garantit le libre accès aux salles municipales, insistant sur le fait que les opinions politiques ne peuvent justifier un refus, sauf si un trouble à l'ordre public est avéré. Les tensions sont montées d'un cran lorsque certains manifestants ont interpellé le maire durant la séance.
À mesure que la réunion avançait, les désaccords se sont intensifiés. Quand le maire minimisait les problèmes observés lors d'autres manifestations, il a été rapidement contredit par les manifestants, soulignant des incidents alarmants comme ceux survenus à Caen. À l’apogée de la tension, Cadet a interrompu la séance et a fait appel à la police nationale pour évacuer les manifestants. La séance n’avait même pas encore véritablement commencé.