Lundi, des strikes aériens menés par la Russie ont coûté la vie à au moins 24 personnes et blessé une centaine d'autres à Kiev et dans ses environs, une semaine après une autre série d'attaques dévastatrices. Ces frappes surviennent à l'approche d'un sommet de l'Otan en Turquie, où le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit rencontrer le président américain Donald Trump dans l'espoir de renforcer le soutien militaire et de relancer les pourparlers de paix, stagnants depuis quatre ans.
"Nous espérons sincèrement que ce sommet ne sera pas stérile", a déclaré Zelensky lors de son adresse quotidienne, ajoutant qu'il attend des décisions significatives de ses alliés en matière de sécurité.
Les récentes frappes ont causé au moins 16 victimes à Kiev et 8 à Vychnevé. Les autorités ont rapporté des dizaines de blessés, un bilan tragique qui illustre l'escalade des hostilités. Un photographe de l'AFP a observé des secouristes extraire un corps d'un immeuble résidentiel, tandis qu'une femme, horrifiée, poussait des cris dans la cour.
De nombreuses habitations ont été touchées, y compris celle d'Anna Misko, 36 ans, dans le quartier de Pozniaky. Sur le choc des nouvelles frappes, elle confie : "Nous sommes toujours préparés, surtout avec un enfant. Cette fois, nous avons eu de la chance, car notre étage a été gravement endommagé." En effet, les séquelles sont visibles à travers la ville, notamment des immeubles dévastés.
En réponse à ces attaques, les forces russes ont tiré un total de 68 missiles et 351 drones, selon l'armée ukrainienne, qui affirme en avoir abattu 37 et 326 respectivement. Les autorités russes ont justifié ces actions comme une riposte aux frappes ukrainiennes sur leur territoire.
D'un autre côté, l'Ukraine intensifie ses frappes en territoire russe, visant principalement les infrastructures pétrolières pour affaiblir la capacité financière de Moscou. Ce lundi, l'armée ukrainienne a porté une attaque contre la raffinerie d'Omsk, la plus éloignée de Kiev depuis le début du conflit, provoquant une réaction du gouverneur de la région, Vitali Khotsenko, qui a confirmé que le site avait été touché, sans rapporter de pertes humaines.
Les enjeux du sommet de l'Otan sont d'autant plus pressants. Zelensky, espérant des engagements clairs des pays occidentaux, a insisté sur le besoin urgent d'améliorer la défense antiaérienne de l'Ukraine. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également noté l'importance de renforcer la protection du pays, une question qui sera débattue à Ankara.
Malgré l'envoi de systèmes de défense avancés, comme les Patriot, les réserves de munitions sont insuffisantes face à la répétition incessante des attaques. Ce sommet pourrait être déterminant, avec des promesses d'envoi d'aides militaires significatives, allant jusqu'à 70 milliards d'euros d'ici 2027, selon des sources diplomatiques.







