Le président Emmanuel Macron, arrivé en Syrie lundi soir, a annoncé la restitution d'objets archéologiques prêtés à l'Institut du monde arabe en 2010. Ces œuvres n'avaient pas pu être retournées auparavant en raison des circonstances dévastatrices engendrées par le conflit.
« Le président ramène en Syrie des objets archéologiques qui avaient été prêtés à l'Institut du monde arabe en 2010 et qui n'avaient, pour des raisons évidentes, pas pu être retournés en Syrie », a déclaré la présidence française. Ces 23 œuvres, qui vont du Musée national de Damas, couvrent une époque allant de la préhistoire à l'époque abbasside, englobant les grandes civilisations telles que la mésopotamienne, la nabatéenne, et byzantine, selon une source de l'Élysée.
Ce geste intervient alors que les relations entre la France et la Syrie avaient été rompu après la répression de la révolte populaire en 2011 par le président Bachar al-Assad, déclenchant une guerre qui a fait rage pendant plus d'une décennie. Un probable retour à des échanges constructifs pourrait être envisagé, malgré la complexité de la situation sur le terrain.
Il est à noter qu'Emmanuel Macron est le premier chef d'État d'une puissance occidentale à visiter la Syrie depuis la prise de pouvoir par des forces islamistes en décembre 2024, une période marquée par la destruction de précieux sites archéologiques et le pillage d'innombrables œuvres d'art. Le monde culturel a longtemps plaidé pour la restitution de ce patrimoine à ses racines, et cette initiative pourrait être un premier pas vers la réconciliation et la paix.
Dans une déclaration, des experts de l'archéologie ont exprimé que la restitution de ces objets pourrait non seulement servir de symbole de paix, mais également aider à sensibiliser la population à l'importance de préserver leur héritage culturel. Selon l'archéologue Anthony G. de l'INRAP, « chaque pièce ramassée après des années de conflit peut raconter une histoire de résilience et d'espoir pour un peuple qui aspire à des jours meilleurs ».







