Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, a récemment été capturé par l'armée américaine, révélant les mystères entourant son immense fortune supposée. Selon diverses estimations médiatiques, son patrimoine pourrait se chiffrer entre 4 et 9 millions de dollars. En 2024, la procureure générale américaine a annoncé la saisie d'actifs d'une valeur de 700 millions de dollars, prétendument appartenant à Maduro, comprenant villas, voitures de luxe et bijoux.
Depuis 2013, Maduro a dirigé un pays en proie à une crise économique sévère, exacerbée par des sanctions internationales. En 2024, le taux de pauvreté atteignait 73,2 %, un contraste frappant avec le patrimoine qu'il revendique. Son salaire annuel est officiellement fixé à 45 000 dollars, ce qui soulève des interrogations sur l'origine de sa richesse.
Laurent Delcourt, un expert en affaires latino-américaines, souligne que Maduro fait partie d'une longue lignée de dirigeants vénézuéliens ayant profité de la rente pétrolière. Le Venezuela possède certaines des réserves de pétrole les plus importantes au monde, représentant une occasion en or pour l'enrichissement personnel des gouvernants. Cette dynamique, selon Delcourt, remonte à Juan Vicente Gómez, un dictateur du début du XXe siècle qui s'est également enrichi grâce à des accords opaques avec des compagnies pétrolières américaines.
Cette logique d'enrichissement personnel. a continué à prospérer sous Hugo Chávez et au-delà, avec des figures importantes du chavisme accumulant des fortunes grâce aux ressources naturelles du pays. Une étude de l'Ifri rapporte que la chute du PIB de 74 % entre 2014 et 2020 a coïncidé avec une institutionnalisation de la corruption endémique.
En avril 2024, l'arrêt de Tareck El Aissami, ancien ministre du Pétrole, a mis en lumière les pratiques illicites qui continuent de gangrener l'État. Nombreux sont ceux qui craignent que la situation actuelle ne ressemble à un « sauve-qui-peut » pour les autorités vénézuéliennes, cherchant à amasser des fonds avant un éventuel changement de régime.
Ce phénomène n'est pas unique au Venezuela ; on l'observe également dans d'autres pays riches en ressources naturelles, notamment en Afrique et en Asie. Avec la rétention des avoirs de Maduro et de ses proches par le gouvernement suisse, un nouveau chapitre de cette saga de corruption semble s'écrire. Le problème persistant de la malversation au sein de l'élite vénézuélienne pourrait surpasser les frontières, touchant d'autres nations confrontées à des luttes semblables.







