Depuis la fin décembre, l'Iran est en proie à des manifestations massives, suscitant une répression féroce de la part des autorités. Selon l'ONG Iran Human Rights, près de 192 personnes auraient perdu la vie dans le sillage de ce mouvement populaire, un chiffre alarmant qui a considérablement augmenté depuis les premiers bilans. D'après les sources, ce chiffre n'était que de 51 quelques jours plus tôt, dont neuf enfants.
Les autorités iraniennes ont intensifié leurs efforts pour étouffer cette voix contestataire, avec des coupures massives d'accès à internet rendant difficile la communication et l'évaluation de l'ampleur des violences. Ce blackout numérique représente une stratégie calculée pour limiter la visibilité des événements et réduire l'accès à l'information tant au niveau national qu’international.
Les témoignages des manifestants et des familles des victimes révèlent un climat de peur et d'incertitude. Dans un rapport publié, Le Monde souligne la brutalité des forces de sécurité face à des manifestations qui réclament des réformes cruciales dans un pays déjà en proie à des inquiétudes politiques et économiques.
Les experts s'inquiètent des implications de cette violence exacerbée. Dr. Ali Reza Rahimi, un analyste politique basé à Téhéran, a déclaré : "L'ampleur de la répression montre que le régime craint réellement pour sa survie. Ces manifestations ne sont pas juste des cris de désespoir, mais aussi une demande de changement systémique."
Ce climat de tension soulève des questions sur la capacité de la communauté internationale à intervenir ou à exercer une pression efficace sur l'Iran. En attendant, le silence des grandes puissances et des organisations internationales face à cette tragédie continue de susciter des réactions mitigées au sein de la population et des observateurs du monde entier.







