Dans un contexte de tensions croissantes, l'Armée de Libération Nationale (ELN) en Colombie a récemment exprimé son soutien à une coalition de guérillas. Ce mouvement vise à résister à toute intervention militaire possible des États-Unis dans la région, conforme à leurs intentions de défendre la patrie contre ce qu'ils considèrent comme des agressions étrangères.
Antonio Garcia, le commandant de l'ELN, a déclaré dans une correspondance avec l'AFP : "Si desguérillas se rassemblent pour protéger notre terre, nous serons de la lutte." Cette déclaration survient sur fond d'un appel d'Ivan Mordisco, le chef de la dissidence des anciennes Farc, pour un sommet regroupant les leaders des groupes armés.
Les experts estiment que l'ELN, qui est l'un des groupes criminels les plus influents d'Amérique latine, bénéficierait de liens renforcés avec le Venezuela, surtout après l'arrestation de Nicolas Maduro. Les deux pays partagent une frontière de plus de 2200 kilomètres, où de divers groupes se livrent à des activités illégales comme le narcotrafic et l'exploitation minière.
Donald Trump avait exprimé des préoccupations quant à la Colombie, la qualifiant de "pays producteur de cocaïne". Les forces de l'ELN et de Mordisco dénoncent ce qu'ils perçoivent comme un plan américain visant à s'approprier les ressources naturelles colombiennes. Ensemble, ces groupes armés compteraient près de 9400 combattants, selon les estimations des autorités militaires.
Désescalade des tensions
Face à l'escalade des menaces américaines, une certaine tentative de désescalade a été observée dans les relations entre la Colombie et les États-Unis. Lors d'une récente conversation téléphonique, le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain ont convenu d'une coopération plus étroite pour lutter contre les activités de l'ELN.
Au cœur de cette crise, Garcia a assuré que l'ELN s'engage à défendre les intérêts colombiens tout en minimisant le risque d'exode vers le Venezuela. Pendant ce temps, des officials colombiens au sein des forces armées ont exprimé des inquiétudes quant à la sécurité des guérillas, soulignant que leur proposition d'union est peut-être une réaction à la menace accrue d'actions létales contre elles.
Petro, qui a pris ses fonctions avec l'espoir de négocier la paix avec l'ELN, a vu ses efforts échouer après une récente attaque meurtrière orchestrée par le groupe, soulignant le défi complexe auquel il fait face dans la quête de paix.
La situation en Colombie reste donc volatile, avec des implications potentielles pour l'ensemble de la région. Comme le souligne un expert en relations internationales sur France 24, la dynamique entre les groupes armés et les acteurs étatiques pourrait marquer un tournant crucial dans la lutte contre le narcotrafic et les interventions extérieures.







