Dans un geste fort, le président argentin Javier Milei a récemment qualifié plusieurs branches des Frères musulmans comme "organisations terroristes". Cette décision, annoncée mercredi, s'inscrit dans une tendance observée chez certains pays, tels que les États-Unis, qui ont également pris des mesures similaires.
Selon un communiqué du bureau de la présidence, cette désignation concerne les branches des Frères musulmans en Égypte, au Liban et en Jordanie. Cette décision est motivée par des rapports établissant des “activités illicites à caractère transnational”, y compris un lien avec des actes terroristes et une incitation à l'extrémisme violent.
Milei a déclaré que ces décisions sont prises pour garantir la sécurité de l'Argentine : “Nous voulons nous assurer que ceux qui aspirent à faire du mal ne puissent agir impunément sur notre sol”, a-t-il précisé. La mesure vise à renforcer les mécanismes de prévention et de détection précoce du terrorisme, ainsi qu'à sanctionner plus sévèrement ceux qui le financent.
La présence historique des Frères musulmans, fondée en 1928 en Égypte, a toujours suscité des controverses. En effet, leur influence a été remise en question dans plusieurs pays ces dernières années, sous la pression de puissances régionales. L'Égypte et l'Arabie saoudite ont déjà classé le groupe comme organisation terroriste, tandis que la Jordanie a récemment interdit ses activités.
En parallèle, en France, le débat autour des Frères musulmans prend également de l'ampleur. La commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale a voté en faveur de l'inscription de cette organisation sur la liste des groupes terroristes au niveau européen. Ce projet devrait être soumis à un examen plus approfondi au Parlement, prévu pour janvier 2024.
Tout cela soulève des interrogations sur l'avenir des relations entre ces nations et leur approche commune face à un phénomène mondial tel que le terrorisme. Alors que la situation évolue, les experts restent divisés sur l'efficacité de telles désignations dans la lutte contre l'extrémisme, faisant appel à des analyses plus nuancées.
En conclusion, le virage pris par l'Argentine représente une prise de position marquée dans la lutte contre l'islamisme, qui pourrait influencer d'autres pays en Amérique latine à suivre le même chemin. Face à un contexte global complexe, cette décision est un signal fort sur l'importance accordée à la sécurité nationale.







