Jérusalem (AFP) – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, lors d'une conférence de presse ce mardi, que son gouvernement se concentrerait sur deux missions cruciales : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza". Cette annonce intervient après le rapatriement de la dernière dépouille d'otage prise par le groupe islamiste le 7 octobre dernier.
Ce retour marque la fin d'un long combat pour les familles des otages, qui a été exigé par Israël comme condition préalable à toute avancée dans le plan de paix proposé par Donald Trump, visant à mettre fin à la guerre dans cette région tumultueuse. Netanyahu a été clair : tant que ces deux objectifs ne seront pas atteints, il n'y aura pas de reconstruction planifiée dans la bande de Gaza.
"Nous mettons tout en œuvre pour finaliser ces deux tâches : désarmer le Hamas et demilitariser Gaza en neutralisant les arsenaux d'armement et les réseaux de tunnels", a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette opération pourrait se réaliser de façon simple ou complexe, mais que l'objectif serait atteint. "Comme je l'ai dit au président Trump, nous y parviendrons", a-t-il affirmé.
Le Hamas, pour sa part, a réaffirmé son engagement envers le cessez-le-feu, mis en place suite à la pression exercée par les États-Unis. Cependant, il a jusqu'à présent refusé de se conformer aux conditions de désarmement proposées par Israël.
Netanyahu a également précisé que toute discussion sur la réhabilitation de Gaza est hors de question tant que le Hamas ne se pliera pas aux exigences israéliennes. "Il est inacceptable de laisser croire qu'une reconstruction pourrait se faire avant une démilitarisation", a-t-il insisté.
En ce qui concerne le processus de paix, le Premier ministre a catégoriquement rejeté l'idée de créer un État palestinien, citant des craintes d'instabilité pour Israël. "J'entends des rumeurs selon lesquelles j'accepterais la formation d'un État palestinien à Gaza. Je tiens à clarifier que cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré.
Les tensions montent également avec l'Iran. Netanyahu a averti que si l'Iran s'aventurait à attaquer Israël, la réaction serait d'une ampleur sans précédent. Les récents affrontements militaires entre Israël et l'Iran, survenus en 2025, ont réaffirmé cette dynamique conflictuelle, soulignant que la région reste instable et sujette aux conflits.
Enfin, en interne, Netanyahu fait face à des défis politiques. Au milieu des rumeurs d'élections anticipées si le budget de l'État n'est pas adopté avant le 31 mars prochain, il a mis en garde contre une élection qu'il juge "inopportune" à ce stade.
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